Pukkelpop 2001 : Red Snapper - Slam - Orbital

 date du concert

24/08/2001

 salle

 tags

Bit Meddler / Festival Pukkelpop 2001 / Howie B. / Orbital / Pilote / Red Snapper / Slam / The Avalanches

 liens

Howie B.
Orbital
Red Snapper

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Arrivée juste à temps pour capter la fin du set de The Bays (on a snobé Madrugada), nouveau projet orienté big beat de Tom Middleton et Mark Pritchard (Chapterhouse, Global Comm, Jedi Knights, Reload). Forcément intéressant ! Contrairement à Elbow, très moyen et pas conforme à ce que j’en avais lu.
Howie B déçoit un peu avec un set trop mou et trop plat.
Turin Brakes constitue une bonne surprise rock-pop, avec de bien bons morceaux interprétés de façon convaincante.

On se remet une dose de Kim Cascone avant le premier très bon moment en compagnie de Red Snapper, pour un set instrumental mais l’absence de chant n’a pas du tout déformé les compositions jazzy et rythmées à souhait (mais il y a eu une controverse sur ce point). Décidément une valeur sûre, avec un style très personnel dans lequel la contrebasse tient évidemment une place de choix.

Le set de Llorca (pas de live, dommage) était trop house et trop linéaire. Petit temps mort avant Guided by Voices, dont je me disais que ça pourrait me plaire, eh bien pas du tout !
On s’est enfuis après deux morceaux. Dieu que ce rock est lourdaud, basique et mal foutu.
Petite incursion au "ChâteauXcrapule" pour découvrir Bit Meddler, encore un électro-artist ricain découvert par Mike Paradinas lui-même (gage de qualité, et de fait c’est très engageant).
Vite une traversée du site pour assister à la fin du concert en forme de DJ set de The Avalanches, qui ont récolté un franc succès en (re)mixant des standards pop ou disco avec quelques tubes dance d’aujourd’hui.

Nouveau temps mort avant ce qui restera pour moi LE concert de tout le festival, et un des concerts de l’année : le groupe écossais Slam, du label Soma. Je n’ai pas encore écouté l’album sorti récemment, mais je peux dire qu’en live, c’est tout simplement fabuleux. Je désespérais de revoir un vrai bon concert techno comme celui-là, avec une vraie batterie (ça change tout !), des mélodies parfaites, mélancoliques à souhait, des montées calibrées et diaboliques et des rythmes variés, complexes et changeants... avec en plus un visuel du tonnerre.
Le pied intégral !

Mais c’est pas fini : bon, faut se taper Placebo, petit groupe mineur du tournant du siècle qui a quand même fait l’effort d’offrir un show potable ; puis Pilote, un projet électro qui m’a plu sur le moment mais désolé, je m’en souviens plus bien...

Enfin, on avait le choix entre le début de Buscemi ou celui des Sisters of Mercy (on a choisi les secondes, pour un résultat vraiment décevant), avant de gagner la main stage sur le coup de minuit pour assister à la grand-messe électronique délivrée par les frères Hartnoll.

Le dernier album d’Orbital a beau être... mauvais (les adjectifs se bousculent, mais j’en choisis un générique et pas trop méchant), force est de reconnaître que la paire s’y entend pour produire en live un spectacle de qualité.
Heureusement, ils ne se concentrent pas sur cette piètre dernière étape de leur carrière mais revisitent leurs classiques en puisant dans leurs 5 albums précédents (assez largement dans Middle of Nowhere) soit des morceaux complets, soit des sons ou des développements qu’ils intègrent dans des compositions nouvelles propres à la scène.
Ce n’est pas exempt de certaines longueurs ou facilités, mais le son Orbital est si pur et si parfait que ceci excuse cela. Et ils nous quittent en beauté avec Doctor ? et Chime en rappel, alors on retient tous les bons morceaux qu’ils ont pu écrire, leur habileté à les transcender en live, et on oublie très vite le faux pas du dernier album...

Gilles Genicot
le 26/08/2001

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