Nq

Recording Syntax

(Progressive Form / Mochi Mochi)

 date de sortie

00/02/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

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10 MP3 (extraits)

 tags

Electronica / Nils Quak / nq / Progressive Form

 liens

nq
Progressive Form
Nils Quak

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Recording Syntax est le premier album d’un artiste non japonais sur le label nippon Progressive Form. En effet Nq (deux lettres qui ne sont que les initiales de son vrai nom, Nils Quak) est un jeune allemand qui figurait déjà sur la compilation Forma 2.03. Cela dit il trouve tout à fait sa place entre Aoki Takamasa et Ryoichi Kurokawa, insufflant une sensibilité à fleur de peau dans ses expérimentations laptopesques.

Recording Syntax est un album qui demande un peu de temps à l’auditeur, le temps de rentrer dedans, de se laisser bercer pour mieux se faire surprendre un peu plus tard. En effet les premiers titres ne sont pas les meilleurs, mais ils mettent en place un style : Tr1an propose un mélange électronique/acoustique avec une lente respiration de machines d’où se dégage une mélodie de piano, puis Panel ne semble pas très inspiré avec une douce electronica mélodique parsemée de clicks et grésillements. Le parcours est accidenté, une rythmique déconstruite se pose sur les basses ronronnantes de Nhls mais la mélodie manque encore de finesse, d’inspiration.
Et puis quelque chose se passe avec le quatrième titre où toutes ses influences s’entrechoquent : rythmique electronica façon Warp, clicks and cuts à la Mille Plateaux, puis douce mélodie et profondes nappes ambient. Plus loin ce sont les mélodies minimales, contemplatives qui semblent mises en avant, ou juste un peu plus soignées comme sur l’apaisé Sink qui clôture l’album. On pense alors à des plages dépaysantes de Morton Feldman ou Brian Eno mais l’allemand ne cesse d’expérimenter les croisements improbables. Ainsi sur 05|04|03, peut-être le plus beau morceau de l’album, une fragile mélodie répétitive peine à sortir la tête des vagues de glitchs et autres bruitages mécaniques, jusqu’au moment ou elle semble emportée par une rythmique electronica déconstruite, puis noyée dans un nappe saturée.

Voilà un album intéressant, mais qui risque d’avoir un peu de mal à trouver son public. Les amateurs d’expérimentations risquent d’être ennuyés par les mélodies contemplatives, tandis que ceux qui préfèrent se laisser bercer par celles-ci vont peut-être être gêné par toutes ces "data-errors". Recording Syntax est fait pour ceux qui rêvent en numérique.

Fabrice ALLARD
le 18/04/2004

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