Greg Davis

Somnia

(Kranky / Chronowax)

 date de sortie

18/10/2004

 genre

Electronique

 style

Drone / Electronica

 appréciation

 écouter

3 MP3 (extraits)

 tags

Drone / Electronica / Greg Davis / Kranky

 liens

Greg Davis
Kranky

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Troisième album de Greg Davis, Somnia est son premier sur Kranky, mais, à l’instar de ses deux précédents long-formats, parus sur Carpark, il nous convainc moins que ses (très bonnes) prestations live.

En effet, pendant l’heure que dure le disque, Greg Davis œuvre trop souvent dans une drone-electronica faite de textures sur-aiguës et aux mouvements limités. Si ces nappes synthétiques impressionnent, dans un premier temps, par leur puissance, elles usent par leur stridence et déçoivent par la quasi-absence de travail opéré dessus ; le musicien états-unien les laissant tourner pendant de longs morceaux (Archer et ses sept minutes, Diaphanous (edit) et ses huit minutes) sans y insuffler une véritable vie intérieure (tout juste distingue-t-on quelques minuscules variations çà et là, mais rien de vraiment significatif).
En revanche, quand il opte pour une approche moins proche du larsen, Greg Davis se fait plus intéressant ; ainsi dans Clouds as Edges (version 3 edit), il mêle des petites touches de guitare acoustique à une nappe non uniforme pour un résultat fluctuant, à l’existence sans cesse remise en cause, allant et venant, bref comme il nous semble que le drone devrait toujours être. Cependant, même quand il écarte toute nappe stridente, il lui arrive aussi de tomber dans une certaine monotonie, faisant durer ses morceaux trop longtemps, là où, avec les mêmes idées et instruments, il pourrait réaliser un très bon titre en le réduisant d’un tiers (Mirages (version 2)). Au milieu du disque, Greg Davis nous a concocté une plage de plus de vingt-deux minutes où, enfin, il déploie tout son talent : variations d’une nappe faite au piano électrique, flirt fréquent avec le larsen sans jamais l’atteindre, capacité à passer de moments élégiaques à de plus apaisés instants.

Tout juste à moitié satisfaisant donc, Somnia confirme notre (large) préférence pour les prestations scéniques de Greg Davis par rapport à ses efforts discographiques.

François Bousquet
le 08/12/2004

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