Hellfish

One Man sonic Attack Force

(Planet Mu / La Baleine)

 date de sortie

26/04/2005

 genre

Electronique

 style

Hardcore

 appréciation

 écouter

10 MP3 (extraits)

 tags

Hardcore / Hellfish / Planet Mu

 liens

Planet Mu

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Après les breakbeats, le breakcore et autres variantes ragga, Planet Mu se lancerait-il dans le hardcore ? Si c’est la dominante de cet album de Hellfish, en y regardant de plus près on y découvre un croisement d’influences, entre jungle, chant ragga, tempo hardcore, sonorités industrielles et vocaux hip-hop.

Si l’on part avec un petit a priori négatif, n’étant pas forcément adepte du genre, ou ayant entendu trop de productions de mauvaise qualité dans ce domaine, notre sentiment à l’égard de ce disque change assez vite. Si cette attitude rock, ces vocaux affirmés, hurlés, nous font un peu peur sur l’intro de U Don’t Quit, l’arrivée de la fameuse rythmique hardcore, ce martèlement sourd au tempo soutenu, s’avère terriblement efficace. Et puis effectivement les vocaux hip-hop ne sont pas forcément légion sur ce genre de production, tandis que l’artiste fait preuve d’humour en utilisant quelques sonorités un peu cliché.
Et puis on se laisse prendre au jeu : la rythmique de Fuck Daddy s’avère plus complexe qu’on ne s’y attendait, à mi-chemin entre hardcore et jungle, toutes les séquences purement binaire menées à 200 BPM (on n’a pas compté...) se voient sans cesse interrompues par des accidents rythmiques ou des lancements de chuintements noisy, les voix samplées, extraites de film ou autres chansons se voient détériorées avec un tronçonnage en règle (Iron Hand), l’auteur prend le temps parfois de travailler un peu plus sur le son, en particulier sur la fin de l’album où les influences industrielles sont plus marquées : ondulations de basses, synthés inquiétants et voix d’outre tombe sur Rampage@128, rythmique saturée sur Gnomes Tinker With Time, ronronnements monstrueux et textures bruitistes sur Gettin’ Paid 4or Doin’ Shit.
Bien sûr, on n’évite pas les clichés sur ces quelques passages indus, mais tout ceci doit être pris au second degré, à l’image de quelques séquences grandiloquentes sur Big Bald Fuck que l’on appréciera finalement pour leur côté plutôt amusant.

Bien sûr ce disque a guère de chance d’intéresser les amateurs d’electronica sophistiquée ou d’ambient limpide, mais pour se défoncer la tête à grand coup de rouleau compresseur et autres rythmiques jungle, il n’y a pas mieux, et quitte à se défoncer la tête, autant de faire avec de la qualité. Pour notre part, on ne l’écoutera pas tous les jours, mais on a pris pas mal de plaisir à l’écoute de ce disque à la fois efficace et intéressant.

Fabrice ALLARD
le 20/06/2005

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