Luke Vibert

Lover’s Acid

(Planet Mu / La Baleine)

 date de sortie

20/04/2005

 genre

Electronique

 style

Acid / House

 appréciation

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12 MP3 (extraits)

 tags

Acid / House / Luke Vibert / Planet Mu

 liens

Luke Vibert
Planet Mu

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Après le plutôt réussi Yoseph paru fin 2003 chez Warp, on le retrouve chez les voisins de Planet Mu pour non pas un album, mais une compilation de trois maxis, le dernier étant d’ailleurs le tout récent Lover’s Acid. Avec un titre pareil, la couleur est annoncée, Luke Vibert revient aux sonorités acides qui ont eu leurs belles heures à la fin des années 80 et début des années 90, colorant n’importe quel morceau techno ou house du son si particulier de la TB-303, une petite machine créée à l’origine pour faire des lignes de basse.

Pas de grosse surprise donc, et au final un disque qui va séduire les amateurs du genre, ennuyer les autres, ou encore faire passer ce disque pour un album conceptuel dédié à la TB-303. Il a beau la passer à toutes les sauces, faire preuve d’une certaine originalité, ce son si particulier reste utilisé ici de façon très brute. L’instrument est parfaitement reconnaissable, et ces basses nasillardes qui tournent un peu en boucle nous énervent assez rapidement. D’accord, il n’est pas commun de les voir plaquées sur une rythmique drum’n bass (Gwithian), jazz (Funky Acid Stuff), funk (Cash’n’Carry Acid), surtout quand celles-ci sont produites par une vraie batterie, mais la sauce ne prend pas vraiment et on en reste au stade du concept même si les ambiances se révèlent il est vrai décalée, à l’image de Gwithian et Prick Tat dont le doux parfum rétro-70s, psychédélique et ensoleillé peu séduire les amateurs de jazz lounge.

Quand cela fonctionne sur nous, c’est souvent par nostalgie, sur l’acid-techno de Analord par exemple (titre repris par Aphex Twin pour une série de maxi), sur l’hypnotique et électro-acoustique Lover’s Acid, sur un Homewerk véritable parodie de Kraftwerk, ou sur Orch Garage qui intègre des sonorités un peu plus fines.
Pour le reste, on est souvent trop près du cliché house avec les petits cris féminins et autres vocables scandés, accords de pianos rétro sur le punchy Come on Chaos, parfaitement taillé pour le dancefloor avec des breaks efficaces.

Méfiance donc, un album à réserver aux amateurs du genre, à ceux qui veulent se rappeler les grandes heures de l’acid-house.

Fabrice ALLARD
le 03/07/2005

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