Bovaflux

Where There Was Nothing

(Highpoint Lowlife / Import)

 date de sortie

01/08/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

Sleepytime (MP3 complet)

 tags

Bovaflux / Electronica / Highpoint Lowlife

 liens

Bovaflux
Highpoint Lowlife

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Fidèle à l’electronica mélodique qu’il nous propose depuis plus de deux ans, Highpoint Lowlife nous livre Where There Was Nothing, premier véritable album de Bovaflux, artiste anglais auteur, par ailleurs, de EP MP3 et de plusieurs CD-R.

Rythmiques non agressives, mélodies déployant un chaleureux chromatisme ou une tendre mélancolie, atmosphères tantôt bucoliques, tantôt plus industrielles, nappes servant de support à l’ensemble : les amateurs du genre ne seront, on le voit, nullement dépaysés. Dès lors, deux attitudes possibles : jouer les blasés et laisser tourner cet album sans véritablement y prendre garde ou bien tâcher de faire fi de ce sentiment et s’évertuer à disséquer les différentes sonorités utilisées. Si l’on opte pour la seconde solution, on ne peut que se délecter de ces mélodies chatoyantes, savourer ce subtil alliage de plages ombrageuses et de notes lumineuses ou d’une texture aquatique et de pulsations plus marquées (le bien nommé A Nice Place to End) et se ravir de ces rythmiques faites de cliquetis, de coups de cymbales digitalisés, de sons comparables au roulement d’un train (Torchlight) ou constitués de tapotements (le morceau-titre).

Brillante synthèse de ces différents éléments, Bridge et Sleepytime constituent assurément les deux sommets de Where There Was Nothing (avec le dernier morceau susmentionné) : deux morceaux d’electronica mélodique, certes ultra-classiques mais possédant pourtant une fraîcheur revigorante, le premier développant une rythmique plutôt soutenue, emballant, poppy et sautillant tandis que le second évolue dans une veine plus mélancolique, travaillant sur le grain des sonorités et sur la tessiture des beats. Deux morceaux particulièrement révélateurs de l’état de l’electronica mélodique contemporaine et rien que pour avoir, de manière aussi concise et aussi précise, « résumé » la scène à laquelle il appartient, on se doit de saluer Bovaflux.

François Bousquet
le 24/09/2005

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