Inch-Time

As the Moon Draws Water

(Static Caravan / Import)

 date de sortie

22/05/2006

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

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4 MP3 (extraits)

 tags

Electronica / Inch-Time / Static Caravan

 liens

Inch-Time
Static Caravan

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Artiste australien déjà auteur d’un album et d’un 7" sur Static Caravan (respectivement il y a un an et en février dernier), Inch-Time nous propose un nouveau long-format, toujours sur le label de Birmingham, structure parfaitement adaptée à son electronica soignée.

Tout à fait classique pour qui s’intéresse un tant soit peu à ce style musical, la production d’Inch-Time se compose donc de mélodies douces, de rythmiques caressantes et de sonorités non abrasives. Toutefois, et fort heureusement, Stefan Panczak parvient à se sortir du piège de l’absence de personnalité en diversifiant son instrumentation comme dans Icicles and Snowflakes (ce morceau qui se trouvait précisément sur la face A du 7") où un vibraphone digitalisé dialogue avec une mélodie purement numérique mise en boucle. À nouveau convoqué dans No Need to Sign Your Name et Nocturne, ce vibraphone y tient la première place, dans deux morceaux au tempo plus enlevé. Si fréquemment, cet élargissement du spectre musical se fait avec réussite (une guitare acoustique pincée intervient aussi de temps à autre, un piano plaque quelques accords, une batterie fait son entrée dans Take Care, O Pilgrim !), certains instruments auraient pu rester sur le carreau (notamment l’émolliente flûte de Cloud Hidden).

Alternant titres alanguis et morceaux au tempérament plus sautillant (Turning Point), le musicien australien parvient donc globalement à mêler avec réussite instruments organiques et éléments électroniques. Pourtant, une certaine déception point à mesure que l’album avance, comme si, au-delà de la structure peu révolutionnaire que met en place Inch-Time, l’ensemble était un peu désincarné. Il faudra en vérité attendre la fin du disque avec trois morceaux plus longs (entre cinq minutes trente et sept minutes) pour que l’electronica de l’Australien prenne plus d’ampleur, installant une rythmique métronomique (Nocturne), piochant son inspiration du côté du jazz (la clarinette et la section rythmique de Take Care, O Pilgrim !) ou invitant la guitare de Curtis Leaver, bien secondée par une batterie réelle à l’impeccable jeu, à poser ses soyeux déliés (As Far As The Eye Can See).

François Bousquet
le 08/06/2006

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