Bernhard Fleischmann

Tmp

(Charhizma / Metamkine)

 date de sortie

18/07/2001

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Bernhard Fleischmann / Charhizma / Electronica

 liens

Bernhard Fleischmann
Charhizma

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Après deux albums plus que réussis (Pop Loops for breakfasts sorti conjointement chez Morr Music et Charhizma et A Choir of empty beds chez Fuzzy Box) et un EP très convaincant (Sidonie EP), Bernhard Fleischmann, le jeune prodige de l’electronica viennoise nous revient avec un album live enregistré dans la capitale autrichienne en Novembre 1999, composé de deux titres, l’un de 17 minutes, l’autre de 52.

Le premier morceau commence par un mélange de bruits réguliers et d’explosions, comme une illustration d’une guerre miniature (à l’image de la pochette qui paraît reproduire un mur décrépi) avec les crépitements du télégraphe d’une part et les bruits d’obus d’une autre part. Puis apparaissent une mélodie quasi angoissante et une lourde basse, le son augmente au fur et à mesure, le climat devient pesant. Les explosions redoublent, semblent se rapprocher. Mais les fines et sublimes mélodies familières de Bernhard Fleischmann finissent par prendre le dessus. Ces deux éléments - explosions et mélodies - se mêlent pendant la deuxième moitié du morceau, de manière moins linéaire, mais tout aussi appréciable, que ce à quoi nous avait habitué B.Fleischmann.

Le second titre voit l’artiste davantage se consacrer aux sons, sans pour autant délaisser ses douces mélodies, mais celles-ci passent au second plan. Au dessus de nappes de synthé, il alterne craquements, étincelles sonores et grésillements qu’on pourrait qualifier de "vents électroniques", se rapprochant ainsi du travail de Vladislav Delay. Ces éléments viennent se greffer sur l’electronica pop toujours aussi soignée du viennois, mais, chose appréciable, il ne les fait pas traîner en longueur (accordant entre 2 et 3 minutes à chacun), on ne s’en lasse donc pas, le plaisir auditif est alors sans cesse renouvelé.

L’ambiance générale du disque est plus dense et plus calme à la fois que celle des albums studios, moins accessible peut-être ; mais les inconditionnels de Bernhard Fleischmann seront ravis d’entendre ce qui, à l’écoute combinée de ce disque et de ses concerts, apparaît comme étant la nouvelle direction musicale (à tout le moins une part encore non explorée de ses possibilités) de cet artiste décidément incontournable et qui ne nous a jamais déçu.

François Bousquet
le 06/08/2001

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