Massimo

Hello Dirty

(Mego / Chronowax)

 date de sortie

14/01/2003

 genre

Electronique

 style

Drone / Noise

 appréciation

 tags

Drone / Massimo / Mego / Noise

 liens

Massimo
Mego

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Nous avions découvert Massimo en concert lors d’un précédent concert au Batofar, expérience récemment renouvelée dans cette même salle lors du festival Batofar cherche l’Italie lors duquel il nous présenta en fait ce nouvel album. Assez court, il se présente comme un live, avec environ 40 minutes découpées en 12 morceaux sans titres et aux frontières pas vraiment définies. Au fil des pistes des éléments nouveaux font leur apparition, laissant alors deviner une nouvelle pièce.

Si vous avez aimé le Endless Summer de Fennesz et que les sonorités plus dures ne vous effraient pas, vous devriez apprécier ce Hello Dirty. La musique de Massimo peut sembler toujours basée sur la même recette, à savoir un morceau passé à la moulinette de la distorsion. Mais la base de chaque titre est très différente. On devine par exemple un fond rock sur le premier morceau dans la boucle du premier morceau avec rythme et guitare perturbé par un ronronnement aigu. Dans un même registre la piste 4 confirme cette impression avec un son plus clair et une construction toute aussi efficace, avec une mélodie simple dissimulé dans la saturation métallique donnant l’impression d’avoir été enregistré dans une scierie.
Le tempo et l’ambiance peuvent être assez violents comme sur le 7eme morceau dans un registre plutôt speedcore sur lequel il parvient tout de même à se démarquer en créant un semblant de mélodie basé sur des sortes de crissements. Mais quand il se calme c’est pour faire pleurer ses machines avec un long titre mélancolique, de toute beauté, le plus proche de Fennesz mais avec une force supplémentaire, ses sonorités semblant être des cris désespérés.

On notera ensuite quelques titres un peu plus expérimentaux, plus abstraits et bruitistes, d’autres jouant sur la répétition avec une boucle devenant de plus en plus courte au fil du morceau, des influences techno sur la 11eme piste, et pour terminer, on a le plaisir de retrouver le meilleur moment de son concert de décembre avec un titre créant un suspense en jouant sur les filtres, la répétition avant d’exploser en un titre techno bruitiste, et de finir par un tube d’euro-dance (toujours saturé bien sûr) se terminant cut-up.

Un disque absolument sublime, à prendre avec humour, avec une musique faite pour être ressentie physiquement.

Fabrice ALLARD
le 13/02/2003

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