Label Lux Nigra : Zorn / Christian Gierden

 date du concert

11/01/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Lux Nigra / Zorn

 liens

Lux Nigra
Batofar

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Bien peu de monde ce vendredi soir au Batofar lorsque débuta notre rendez-vous mensuel avec les labels indépendants. Pourtant, le label Lux Nigra est, avec Morr, City Centre Offices, DIN et a.d.s.r., l’un des meilleurs labels electronica allemand. Ce soir, deux lives : Zorn, tête de pont du label et Christian Gierden, jeune artiste n’ayant pour l’instant produit qu’un seul titre sur une compilation Lux Nigra.

Avant le début des concerts (puis ensuite entre chaque live), Peter Gebert, alias Multipara, fondateur de Lux Nigra, effectua un DJ set pas inintéressant, naviguant entre electronica mélodique (un extrait de l’album de Casino vs Japan, par exemple) et passages plus dansants. On s’arrêtera, au passage, sur la disposition scénique : à droite, une table entourée d’une guirlande électrique avec deux platines pour le DJ set ; à gauche, disposés sur une table agrémentée de néons bleus, une table de mixage et un laptop, pour les lives. Les jeux de lumière d’une table à l’autre se faisant l’écho des rencontres sonores entre les différents musiciens, Multipara n’hésitant pas, par la suite, à immiscer quelques boucles pendant les prestations de ses comparses.

Ce fut ensuite au tour de Zorn d’occuper la scène. Son electronica soignée fit aussitôt effet : mélodies travaillées, rythmiques en cliquetis, superposition de différentes sonorités et de différents rythmes mais sans agressivité aucune. Pas de grande originalité, mais des morceaux agréables et un habile mélange entre rythmique soutenue, travail sur les sons et souci de la mélodie. Au fur et à mesure, le set brassa différentes influences : tout d’abord, quelques passages drum’n’bass sont venues soutenir les notes aériennes de synthé ; ensuite, une inflexion plus dub apparut avec les premières rythmiques et basses réverbérées. Le set se fit alors plus sombre, plus lent, moins enjoué, mais non moins intéressant ; en effet, quelle que soit la base de ses morceaux (drum’n’bass ou dub), Zorn ne perdait nullement son sens mélodique.
La venue, à ses côtés, pour le dernier morceau, de Peter Gebert et Christian Gierden, fut l’occasion de satisfaire les clubbeurs qui commençaient doucement à remplir le Batofar (vendredi soir oblige) : rythmique binaire, mélodie quasiment inexistante, morceau qui n’évolua presque pas, tout ceci ne laissait rien augurer de bon quand à la prestation live de Christian Gierden une heure plus tard.

Malheureusement, nos craintes furent justifiées. A notre retour dans la salle, celle-ci s’était remplie de gens avides de BPM, Christian Gierden ne les déçut pas : mélangeant, dans un magma difficilement écoutable, techno, dub et electronica, il leur offrit ce qu’ils attendaient. Étant venu écouter de la musique et non se remuer frénétiquement sur une piste de danse, on en resta là pour ce soir.

François Bousquet
le 14/01/2002

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