Boulder dDash

Alien Folk Trash

(Angelika Köhlermann / Import)

 date de sortie

00/03/2003

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Angelika Köhlermann / Boulder dDash / Pop

 liens

Angelika Köhlermann

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Pas encore très connu, Boulder dDash multiplie toutefois les collaborations croisant ainsi quelques fois notre chemin. C’est en effet sous cette ludique appellation que JB Hanak, par ailleurs moitié de dDamage, apparaissait sur Karaoke a Cappella, le deuxième album de Hypo avec qui il partage le même goût du bricolage, et le même sens mélodique.

S’il débute de manière un peu sombre avec le désenchanté Material Things (mélodie apathique, voix étouffées), le son s’éclaircit un peu sur On the Road Again, plus ludique, plus contrasté avec des voix plus enlevées mais toujours étouffées et brouillées dans un souffle qui ne quittera que rarement ces petites chansons pop aux ambiances variées mais à l’efficacité constante.
Le doux et ultra mélodique Mon Chinze qui se termine sur une ludique déconstruction rythmique, la pop calme de Fillerbunny et Happily Wasted, tout deux construit autour d’une superbe mélodie de guitare acoustique et de légers effets sur la voix de The Very Ape qui nous rappelle les Cranes dans certaines intonations, en sont quelques exemples.

Même quand le son se fait plus dur, il réside sur ce disque une certaine nostalgie, une légère mélancolie et se crée parfois même un certain malaise. Ainsi les guitares saturées et l’énergie rock de Notorious Jerk est ici complètement retenue, et des morceaux comme King of Junks, Post Music ou le magnifique Another Music Without Charles sentent bon les années 80, qu’ils puisent leurs influences dans la new wave ou la vague shoegazing.
Du côté de l’électronique, l’électro-freak-pop de This One Goes Out to the Cat ne ressemble à rien de connu, tandis que Reithalle et ses voix filtrées nous rappelle les Daft Punk.
Vingt ans de musiques revisités, des influences assumées, mais aussi des recherches et réussites fort actuelles comme le malheureusement trop court Ur. So qui mêle duo de voix feutrées, rythmique époustouflante de richesse tant au niveau des sonorités que de la construction, et mélodie imparable. Même surprise, même réussite avec Antinordheim #1 et sa mélodie soyeuse sur une rythmique complètement saturée.

Un disque plein de clins d’oeil sous forme de titres évocateurs pour un parcours fléché (Michiko, Bloblamm !, Antinordheim #1, Reiko Underwater, The Hypo is Mine) d’une densité rare puisque ces 20 titres en 47 minutes sont pour la plupart des tubes. Et comme si cela ne suffisait pas, en mettant ce disque dans votre ordinateur, vous trouverez encore 12 morceaux en MP3, soit un mini-album intitulé The Dark Side, moins produit, plus déjanté, et beaucoup plus marqué par des influences hip-hop.

Fabrice ALLARD
le 03/06/2003

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