Son of Clay

Face Takes Shape

(Komplott / Mangedisque)

 date de sortie

00/02/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Komplott / Son of Clay

 liens

Komplott

 autres disques récents
The Star Pillow
Music For Sad Headbangers
(Midira Records)
Lali Puna
Being Water (EP)
(Morr Music)
Kin Leonn
Commune
(Kitchen.)
V/A
Cottage Industries 8
(Neo Ouija)

Face Takes Shape est le premier album de ce jeune suédois surdoué. Andreas Bertilsson, diplômé des Beaux Arts, a déjà travaillé sur des sculptures sonores, des installations, et a essaimé quelques titres chez Komplott, avec notamment la série Starfield Simulation aux côtés de Smyglyssna. Il livre ici un album aboutit et somptueux aux expérimentations mélancoliques.

Le sample est la base de son travail, puisque cet album est construit sur des enregistrements saisis dans son appartement. Certains sont joués tels quels en fond sonore, apportant un mouvement, un rythme, un univers, tandis que les autres sont découpés, arrangés, travaillés jusqu’à devenir des notes mélodiques, des sonorités typiques d’une musique de laptop.
Ainsi le morceau titre sonne assez classique avec ses mélodies hachées à la manière de Oval, mais nous plonge tout de suite dans son univers doux et mélancolique avec effectivement un bruitage permanent habitant cet appartement. Capable de faire pleurer les machines, Son of Clay s’en tient à l’essentiel et jamais une rythmique ne viendra perturber la beauté de ses mélodies, elles même dérangées comme les sonorités déformées, tordues, maltraitées de Bed on My Back.

Le ton ne se durcit qu’à peine sur New Garden dont les coups métalliques aux tonalités variées participent à une ambiance d’usine, tandis que les sonorités mélodiques pleines d’échos nous rapprochent de Pole, tout en se gardant bien de faire du dub. Ambiance similaire sur un Trapped Like a Rat in a Pack très épuré, et plus expérimental tout comme Notebook, sur lequel les bruitages samplés semblent avoir subit le moins de traitement, formant un morceau plus proche de la musique concrète.

Retour aux mélodies avec Back Pages of Mine, superbe morceau aux sonorités acoustiques rappelant des coups donnés sur une timbale, et Road Turn to Purple dont les bruitages syncopés sont rejoint par une mélodie de mélodica, tandis que par la fenêtre ouverte on entend passer quelques voitures dans la rue. Le disque se termine avec For Astrid, ultra mélodique avec des sonorités proche d’un orgue très aigu. Répétitions et superpositions de courtes mélodies qui semble se répondre.

Ce premier album est impressionnant de maîtrise, et rarement les expérimentations ont été à ce point au service des émotions. Un disque à réécouter sans se lasser et qui restera certainement comme un disque important de cette année.

Fabrice ALLARD
le 05/06/2003

À lire également

Andreas Bertilsson
Paramount
(Komplott)
Son of Clay
The Bird You Never Were
(Komplott)
Hanna Hartman
H^2
(Komplott)
Hanna Hartman
Ailanthus
(Komplott)