Digitonal

23 Things Fall Apart

(Toytronic / La Baleine)

 date de sortie

25/09/2002

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Digitonal / Electronica / Toytronic

 liens

Digitonal
Toytronic

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Disons-le d’emblée, ce disque est l’un des meilleurs entendus ces derniers mois. Bien que radicalement différent des productions de Multiplex et Abfahrt Hinwil, il confirme tout le bien que l’on pense de l’excellent label Toytronic.

On est d’emblée happés, sur Come and Play, par une texture violonneuse élancée de petits couinements, qui glisse dans une mélodie simple mais très belle, avant que vers le milieu du morceau émerge une ribambelle de petites notes enfantines en goguette. Le deuxième morceau, Seraphim, est très mélancolique, triste, délicat, avec toujours cette combinaison d’une texture de cordes et de notes cristallines, bientôt rejointe par un soutènement qui commence à évoquer un peu le Orbital période In-sides, ou le premier Boards of Canada, décidément une référence incontournable tant il a essaimé autour et derrière lui.

Over Line ne laisse plus de doute : on a bien affaire à une electronica symphonique, ample et élégante, qui s’accélère sur la fin de manière très prenante. On aborde ensuite le sommet du disque, en son exact milieu : Black Box est un véritable chef-d’oeuvre, hommage appuyé à l’insurpassable The Box d’Orbital. Une construction savamment agencée génère un foisonnement d’idées, dominé par des claviers qui se complexifient et s’emballent de plus en plus, posés sur une structure glissante et rugueuse absolument merveilleuse. Le genre de morceau devant lequel on ne peut qu’interrompre toute autre activité pour plonger sans rémission dans ces ondes en progression rapide et précise. Un régal imparable.

Retour des cordes sur Break Beat Phase, où pour la première fois elles se font peut-être un peu trop présentes, reléguant au second plan le reste de l’instrumentation. Nous étions en transition vers Drencrom, longue pièce aquatico-spatiale, cinématographique et onirique. Et toujours cette pléthore d’idées qui rend les morceaux perpétuellement captivants, en multipliant les éléments qui accrochent l’attention, dans une ambiance délicieusement mélancolique. Imperceptiblement, ce morceau se transforme en Carcause, autre apothéose du disque qu’il clôt au moyen de petites clochettes accrochées sur une rythmique faussement naïve.

En définitive, un album extrêmement raffiné et superbement écrit, que devraient apprécier même ceux qui se sentiraient a priori rétifs aux cordes qui le dominent.

Gilles Genicot
le 01/07/2003

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