Hans Joachim Irmler

Lifelike

(Staubgold / Chronowax)

 date de sortie

21/01/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Hans Joachim Irmler / Staubgold

 liens

Staubgold

 autres disques récents
Haythem Mahbouli
Catching Moments In Time
(Schole)
Tomotsugu Nakamura
Monologue
(Audiobulb)
Ståle Storløkken
The Haze Of Sleeplessness
(Hubro)
Arovane + Porya Hatami
C.H.R.O.N.O.S.
(Karl Records)

Il y a un an, on parlait de Patchwork 1971-2002, album-rétrospective de Faust. Plus proche de la ligne éditoriale de ce site, voici l’album de Hans Joachim Irmler, l’homme qui se cachait derrière les claviers de ce groupe culte, également premier album solo d’un membre de Faust. On se demandait bien ce que pouvait donner cet album, comment après avoir passé 30 ans dans un groupe comme Faust, un artiste aborde une carrière solo.

Si la musique de Hans Joachim Irmler est différente de celle de Faust, on y retrouve quelques tics dans la manière d’agencer les sons, de les superposer ou de les enchaîner, mais Lifelike est résolument ambient, construit à partir de nappes et drones d’orgue subissant divers traitements, sur lesquels viennent se poser sons concrets et field recordings.
L’album s’ouvre sur l’étonnant Elektroblitz, où sur fond de cloches lointaines se font entendre d’énormes déchirements de tissus. L’utilisation d’une reverb est assez systématique, noyant des sons concrets parfois un peu durs (coups métalliques, claquement de fouet, etc...), et ajoutant à la légère teinte industrielle en nous plongeant dans un immense hangar désert sur Atlantik.

Il n’y a pas de recette mais on retrouve souvent les mêmes ingrédients magnifiquement préparés. Superbe mélange, croisement de nappes ondulantes et drones à la limite de la saturation sur Trepido, souffle glacé et nappage de grésillement sur The Actor’s Gone suivi d’une timide mélodie répétitive. Quelques belles pièces qui surprennent ensuite par leur épure, nous rappelant le meilleur de Brian Eno sur Kleine Welt à la beauté troublante et mélancolique, ou sur l’intro de Trevo aux sonorités pures et cristallines. Un autre petit plaisir que l’on aura, c’est de voir qu’un thème mélodique qui apparaît dans un titre est repris plus loin, ou qu’un martèlement sur la coque d’un bateau vient régulièrement rythmer l’album.

L’ambiance générale est difficile à situer. On ne peut s’empêcher de penser à l’univers un peu psyché de Faust, à des films de science-fiction plutôt sombre façon Blade Runner (Eis et le crépitement de la pluie sur le sol), et bien sûr, en toute logique à Tangerine Dream, un autre groupe important de la musique allemande des années 70 aux sons de claviers parfois étonnament proches. Pour les fans de Faust bien sûr, mais aussi tout amateur de musique ambient et autres vieilleries teutonnes, ce disque est à posséder absolument.

Fabrice ALLARD
le 29/03/2004

À lire également

W. Garland & W. Standard
The Isle
(Staubgold)
26/10/2002
Soirée Staubgold : Mapstat
(Nouveau Casino)
Sun
S/t
(Staubgold)
Kammerflimmer Kollektief
Désarroi
(Staubgold)