Boy Robot

Glamorizing Corporate Lifestyle

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

17/11/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Boy Robot / City Centre Offices / Electronica / Zorn

 liens

City Centre Offices

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Après le premier album plus que réussi de Yasume, City Centre Offices nous propose un autre premier disque d’un nouveau duo. Comme pour Yasume, Boy Robot est composé d’un musicien que nous avons déjà croisé à de nombreuses reprises (Zorn) et d’un qui nous était, jusqu’à présent, inconnu (Hans Möller).

Pas aussi marquant que la précédente sortie du label de Thaddi Herrmann, Glamorizing Corporate Lifestyle semble, dans un premier temps, se contenter de superposer les univers des deux musiciens en associant la précision des rythmiques digitales de Zorn et les nappes mélodiques de Möller. Pourtant, peu à peu, l’agrégat se fait au fur et à mesure que le duo intègre des éléments dub ou minimal techno. En revanche, comme cela avait été le cas sur le 12" qui précédait cet album, on goûte peu la participation vocale de Barrington Bisumber, chanteur de reggae, sur Set it for me, même s’il permet à Boy Robot de prouver son aisance avec un pur morceau dub. Plus loin, Don’t Panic It’s Organic illustre la capacité du duo à réaliser un morceau dansant qui ne délaisse pas toute prétention artistique et Old Habits Die Hard atteste qu’on peut, aujourd’hui encore, faire un bon morceau à base de sonorités 80’s.

Partant, on commence à comprendre pourquoi ce disque ne nous emballe pas plus que ça : il ressemble à une copie de bons élèves (ou de bons ouvriers, si on se réfère au casque qui orne la pochette), qui étalent leur culture musicale et démontrent leurs aptitudes à recréer tel ou tel genre ; mais de véritable âme, de ligne directrice, point. Trop hétérogène, Glamorizing Corporate Lifestyle a tendance à se perdre à vouloir ainsi explorer trop de directions ; là où, pris un à un, certains des morceaux qui le composent sont tout à fait intéressants (l’évanescent The Last Dance ou Loving You Makes Me Nervous et sa sourde pulsation d’arrière-plan, par exemple). Si la recherche de diversité du duo et sa volonté de ne pas se répéter d’un morceau à l’autre sont à saluer, on ressort quand même de ce disque en se demandant si on y reviendra un jour.

François Bousquet
le 04/04/2004

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