The Notwist / Styrofoam

 date du concert

04/03/2002

 salle

Maroquinerie,
Paris

 tags

Console / Maroquinerie / Styrofoam / The Notwist

 liens

Styrofoam
Console
Maroquinerie

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Complète depuis plusieurs jours, on se dépêche de rentrer et de s’installer pour assister à cette belle soirée qui commence plus tard que prévu, du fait d’une balance qui a un peu trop duré.
Débutant son set alors que les derniers arrivants entrent dans la salle, Styrofoam (ayant remplacé au pied levé Christian Kleine, initialement annoncé mais tombé malade en fin de semaine dernière lors du concert bruxellois) nous ravit avec son electronica mélodique aux voix habilement posées sur des rythmiques soignées et autres grésillements précis.
Après avoir été connu sous le nom de Tin Foil Star, l’artiste va ainsi nous livrer, pendant un set forcément court (étant donné les obligations de couvre-feu de la Maroquinerie), des morceaux inédits, au chant samplé, tirés, pour la plupart, d’un album de remixes du groupe américain The American Analog Set, à sortir à l’été sur le label Tiger Style. Parfois, la rythmique et la basse se font davantage insistante, mais les mélodies restent claires et fines, provenant souvent de notes de piano qu’Arne Van Petegem tire de son laptop. Il clôt son set par un superbe morceau : des nappes aériennes, presque psychés, font écho, au sein d’un crescendo saturé, à une rythmique où on reconnaît le bruit d’une balle de ping-pong.

Les membres de The Notwist prennent ensuite possession de la scène en attaquant, d’entrée, par deux titres de leur dernier album : Off the Rail et One with the Freaks. Markus Acher chante et joue de la guitare les yeux mi-clos, le second guitariste va de sa six-cordes à un clavier, le bassiste se déchaîne, Martin Gretschmann (alias Console) se promène, d’un air nonchalant, d’un bout à l’autre de la scène, passant de son laptop au clavier, le batteur tentant de faire tenir ce fragile équilibre. La magie opère, malgré quelques approximations dans le chant, parfois à la limite inférieure du juste, les morceaux du groupe s’enchaînant parfaitement, brossant aussi bien les titres de Neon Golden que certains de Shrink ou même de 12.
On est également content de voir que The Notwist n’hésite pas à introduire des éléments extérieurs dans sa musique ; de Gretschmann samplant en direct la voix d’Acher aux boucles issues de vinyles que ce dernier insère, guitare à la main, en passant par la batterie électronique, c’est quasiment l’intégralité du groupe qui est mis à contribution.
Le public, réagissant à chaque fois qu’un morceau extrait du dernier album est joué sera surpris par l’étrange, et intéressante, version de Pilot que le groupe livrera à la fin du set principal. En effet, au milieu du titre, un pont dub (rythmique réverbérée, basse redoublée, accords de guitare étouffés) intervient, en lieu et place de l’habituel break pré-refrain. Pour finir, le groupe nous offrira deux rappels de deux titres chacun pour clore une très agréable soirée où pop et musique électronique se marièrent à merveille.

François Bousquet
le 05/03/2002

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