Max Richter

The Blue Notebooks

(130701 / PIAS)

 date de sortie

01/03/2004

 genre

Electronique

 style

Néo-Classique

 appréciation

 tags

130701 / Max Richter / Néo-Classique

 liens

Max Richter
130701

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Sortant sur 130701, le sous-label de FatCat dédié aux musiques instrumentales et orchestrées, ce deuxième album de Max Richter est certainement celui qui le fera découvrir auprès d’un plus large public, alors que son premier album, MemoryHouse, sortait chez Late Junction, le label classique de la BBC.

Au cas ou quelques uns de nos lecteurs seraient hermétiques à la musique classique, The Blue Notebooks est bien plus que ca. Mis à part ces disques solo, Max Richter a créé le Piano Circus, un ensemble contemporain interprétant des oeuvres de Brian Eno, Philip Glass, Steve Reich et Arvo Pärt entre autre. Il a par ailleurs travaillé avec Future Sound of London, ce qui le rapproche également de la sphère des musiques électroniques, et l’on retrouve un peu de tout ça sur ce disque. Un peu comme si les Rachel’s étaient pris d’un élan lyrique en composant des musiques de films.

A l’écoute de The Blue Notebooks, on a l’impression d’avoir ouvert un journal intime. Le morceau titre qui sert d’ouverture, est composé d’un solo de piano, avec au loin le bruit d’une machine à écrire, et une voix, interprétée par l’actrice Tilda Swinton (The War Zone, et actuellement à l’affiche dans Young Adam), qui lit un texte de Kafka extrait de The Blue Octavo Notebooks. Cette voix et cette machine à écrire reviennent régulièrement et servent de fil d’Ariane à l’auditeur égaré dans les méandres de cordes voluptueuses et de pianos lumineux.
Les solos de piano ne sont pourtant pas les morceaux les plus forts. Il s’agit aussi des morceaux les plus courts qui servent en quelque sorte d’interludes, ou d’accompagnement aux lectures. Ils sont certes jolis, avec leur air détaché, rêveur, et ont un air de déjà entendu comme le très beau Vladimir’s Blues. On sera ensuite ébloui par deux titres d’orgues, avec voix éthérées sur Iconography, ou en solo sur le fabuleux Organum d’une douceur enveloppante. Le reste de l’album va du classique ensemble de cordes (On The Nature Of Daylight) qui pourra faire penser à Craig Armstrong, aux tentatives de mélange electroacoustique de Shadow Journal avec boucle électronique ambient et séquences de cordes fragiles, en passant par les ambiances cinématographiques d’un Arboretum façon film à suspense, ou du poignant et inquiétant The Trees plein d’élan et de gravité.

The Blue Notebooks est un superbe album, cela ne fait pas de doute, mais aussi un album nostalgique, mélancolique, beau et sombre, dans lequel on retrouve en trame de fond les influences de Steve Reich ou Philip Glass.

Fabrice ALLARD
le 01/05/2004

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