Infamous Labels 20 : Portable / Sutekh / Safety Scissors

 date du concert

21/03/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Portable / Safety Scissors / Sutekh

 liens

Batofar

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La soirée s’annonçait pourtant intéressante : c’était une Infamous Labels, le label Context vient de sortir un 12" convaicant de Murcof (une techno minimaliste intéressante), on avait déjà remarqué Sutekh et Safety Scissors en concert comme sur disque, une estrade était harmonieusement disposée au centre du Batofar et entourée de tubes de plastique lui donnant une paradoxale allure de cage et de scène ouverte. Malheureusement, nous déchantâmes rapidement.

Après un long DJ set de Sutekh, Portable s’installa, vers 23h15, sur la scène. Alan Abrahams, afro-londonien, nous servit pendant une grosse demie-heure une deep house marquée par une grosse basse, parfaite pour les danseurs, étrangement venus au navire rouge en ce jeudi soir. Quelques passages à sauver toutefois : la présence de percussions africaines samplées ou la saturation, jusqu’à l’explosion, de la basse. Mais, dans l’ensemble, un set taillé pour le dance-floor et donc, ennuyeux au possible.

Moins d’un quart d’heure après, Sutekh prit place. Il débuta par de légers larsens et autres sons micro-électroniques, mais, très vite, il s’orienta vers une soupe house ponctuée de petites mélodies tubesques à souhait. Les danseurs, ravis, se pressaient autour de la scène.

Enfin, ce fut au tour de Safety Scissors, qui, pour sa part, investit la scène "traditionnelle" du Batofar. Nos amis les clubbeurs commencèrent à faire la tête lorsqu’il entama, de sa voix mal assurée, une chanson de pure pop sur fond de petite mélodie et craquements divers provenants de son laptop. La suite de son set alterna passages destructurés et maladroits, d’une part, et titres plus faciles et dansants, d’autre part ; sans pour autant tomber dans une bouillie sonore comparable à celle qu’on avait pu entendre auparavant. Volontiers décalé, n’hésitant pas à se trémousser et à prendre à parti le public, il alla même jusqu’à "offrir" sa moustache, selon sa propre expression, à l’audience parisienne en se rasant sur scène, tout en continuant à jouer. Ayant largement préféré les morceaux chantés au cours de cette petite heure de concert, on quitta le quai François Mauriac sur une note certes positive, mais globalement déçus.

François Bousquet
le 24/03/2002

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