Firewire

A Tribute To The Manzini (Ep)

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

19/04/2004

 genre

Electronique

 style

Electro

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Electro / Firewire

 liens

City Centre Offices

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Après le mini-album de The Remote Viewer paru le mois passé, il semble que City Centre Offices ait décidé de publier en CD également les EP et mini-albums (les références block du catalogue) que le label ne produisait auparavant qu’en vinyle. Ainsi paraît A Tribute To The Manzini, premier disque du duo formé par Frédéric Stader et Carl Crack, qui sera également l’unique puisque ce dernier, par ailleurs fondateur d’Atari Teenage Riot, est décédé il y a deux ans et demi. Stader a toutefois choisi de terminer le disque à l’aide des pistes vocales déjà enregistrées par Crack, histoire de rendre un hommage posthume au musicien allemand.

Si le premier titre débute dans une ambiance inquiétante, voire fantomatique, avec la voix filtrée de Carl Crack, il bascule rapidement dans une électro down-tempo, une sorte de post-trip-hop, à la fois étrangement sombre et flirtant dangereusement avec une certaine forme de vulgarité (surtout dans le phrasé de Crack ou dans cette manière que Stader a de mettre la voix de son compère en écho). Plus loin, se faisant presque crooner, Crack se voit adjoindre un beat enlevé et un piano théâtral dans No One There ou une rythmique 2-step dans 4 Ever.

Plus A Tribute To The Manzini avance, plus on s’enfonce, avec une aversion non dissimulée, dans un disque semblable à ceux que des musiciens français sortent à tour de bras (Avril, le deuxième album d’Air, ce genre), vite qualifiés « d’électro » (faute de mieux) et aussitôt encensés par une partie de la presse : inventivité réduite à la portion congrue, créativité infinitésimale, sonorités grésillantes et facticement ténébreuses, voix faussement canaille, breaks putassiers. Finalement, seul le morceau de clôture, Down s’en sort à peu près bien, même si effets grandiloquents et tempo aguicheur sont encore au rendez-vous. City Centre Offices, qui, bien qu’explorant divers pans musicaux, ne nous avait jamais offert ce type de production (on s’en serait bien passé, au demeurant), connaît là sa première (et importante) déconvenue dans une discographie 2004 qui était pour l’instant réellement convaincante.

François Bousquet
le 17/05/2004

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