State River Widening

Cottonhead

(Vertical Form / La Baleine)

 date de sortie

18/10/2004

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

David John Sheppard / Phelan Sheppard / Post-Rock / State River Widening / Vertical Form

 liens

State River Widening
Phelan Sheppard
Vertical Form
David John Sheppard

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Changement de label pour ce troisième album de State River Widening : après deux disques sur Rocket Girl, c’est sur Vertical Form (label à l’éclectisme soigné) que le trio publie son nouveau long-format.

Dès les premières minutes de Cottonhead, on retrouve la musique caractéristique du groupe anglais : mélodies enlevées, guitares acoustiques jouées en finger-picking, utilisation d’un marimba ou d’un glockenspiel, rythmique carrée. Peut-être un peu plus « pop » dans sa démarche que ses prédécesseurs (même si ceux-ci témoignaient déjà d’une science mélodique certaine), ce nouvel album séduit par son immédiate capacité à nous entraîner avec lui et le quasi-automatique attachement qu’on ressent à son écoute. Toutefois, même si ces morceaux sont très agréables, on leur préfèrera des titres où la texture d’arrière-plan est travaillée, où le groupe se dirige vers une forme de post-rock cinématographique (Kniefgrinder’s Song) ou bien dans lesquels la dimension aérienne de la musique est accentuée (Unspinning).

State River Widening sait également produire des morceaux plus apaisés comme ce Lowlands où le trio sort, pour l’occasion, Anne Briggs de sa retraite musicale (cette égérie folk avait, après avoir connu un petit succès dans les années 1970, arrêté sa carrière à l’âge de 27 ans). En revanche, le trio londonien se fait un peu trop propret dans le morceau-titre (divisé en deux, une moitié placée au milieu du disque, l’autre à la fin) où l’évanescence musicale tend vers une mièvrerie gentillette (au demeurant, les titres ne font, à chaque fois, que deux minutes et peuvent donc se concevoir comme de légers intermèdes).

Appréciable mais peut-être un peu trop répétitif dans ses morceaux « classiques », State River Widening sait donc, heureusement, varier les plaisirs dans ce nouvel album, troisième étape d’une discographie cohérente et fort respectable.

François Bousquet
le 01/11/2004

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