V/A

Tempo Technik Teamwork

(Staubgold / La Baleine)

 date de sortie

18/10/2004

 genre

Electronique

 style

 appréciation

 tags

AGF / Ekkehard Ehlers / Faust / Franz Hautzinger / Hans Joachim Irmler / Joseph Suchy / Kammerflimmer Kollektief / Keith Rowe / Mapstation / Michael J. Schumacher / Minit / Oren Ambarchi / Paul Wirkus / Rand and Holland / Reuber / Sack & Blumm / Staubgold / Sun / The Kat Cosm / The Loop Orchestra / Thilges 3 / Wechsel Garland & World Standard

 liens

Oren Ambarchi
Faust
Sack & Blumm
The Loop Orchestra
Kammerflimmer Kollektief
Franz Hautzinger
Thilges 3
AGF
Paul Wirkus
Michael J. Schumacher
Staubgold

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Six mois après Haunted Weather, la dernière compilation parue chez Staubgold, en voici une nouvelle qui est un véritable sampler du label, une suite à Music Out of Place, alors que Haunted Weather, dirigée par David Toop, était plus une illustration de son dernier bouquin. Qui dit sampler dit généralement prix réduit, et vous aurez donc ici deux CD pour le prix d’un avec un panorama complet du champ d’exploration du label allemand, avec en plus la possibilité de découvrir Quecksilber, en quelque sorte la division expérimentale de Staubgold.

Parlant très régulièrement de Staubgold dans ces pages, nous ne nous attarderons pas sur les artistes dont nous avons déjà parlé. Les deux disques de Techno Technik Teamwork sont assez équilibrés entre extraits d’albums déjà parus et inédits qui raviront les fans et collectionneurs. Par contre, on notera une certaine différence de ton entre les deux CDs, le premier étant nettement plus pop, et le second plus expérimental avec justement de nombreux artistes signés chez Quecksilber. C’est ainsi que l’on retrouve The Kat Cosm, Sun pour un joli inédit instrumental, Wechsel Garland and World Standard, la pop neurasthénique de Rand and Holland ou encore l’électronique minimale et chaleureuse de Mapstation avec un extrait de son EP Version Train. Un peu plus expérimental, mais également déjà traité sur ce site, on retrouve un extrait du récent album de Minit, et un très beau titre inédit de Thilges 3 au parfum oriental.
Il nous reste les découvertes, avec pour commencer Klangwart, duo composé de Markus Detmer (boss de Staubgold) et Timo Reuber (connu pour ses productions en solo sous le nom de Reuber) avec là encore un inédit formé d’une lente progression de drone et tintement répétitif. Les productions de Klangwart sont publiées chez Klangstelle, encore une division de Staubgold. Il y a ensuite Faust vs. Dälek à côté duquel on est passé en début d’année et qui s’avère être une sorte de hip-hop psychédélique assez étonnant et enthousiasment.

Comme les choses sont vraiment bien faites, histoire de vous donner l’impression d’écouter un seul et même disque, le CD1 se termine par le Kammerflimmer Kollektief qui ouvre aussi le CD2 avec un excellent inédit très représentatif de leur travail, post-rock mi-électronique mi-free jazz. Un deuxième volet plus expérimental donc avec une bonne part d’ambient et d’improvisations électro-acoustiques. On ne reviendra pas sur Joseph Suchy, Paul Wirkus, Loop Orchestra, Michael J. Schumacher dont on parlait il y a quelques jours, Sack & Blumm, AGF, Hans Joachim Irmler, ou encore le trio formé par Ekkehard Ehlers, Joseph Suchy et Franz Hautzinger, puisque pour chacun d’entre eux, on retrouve un extrait de leur album dont nous avons déjà parlé ici.
On y découvre par contre Dean Roberts, l’une des toutes dernières sorties du label avec une sorte de free rock chaotique fort intéressant. Histoire de faire le tour du label Quecksilber, on trouve également Oren Ambarchi, Scott Horscroft, et [#/Tau], projet de Boris D. Hegenbart, ici avec Martin Siewert, qui sont les trois premières sorties du label : parfois minimal, parfois improvisé, mais toujours assez expérimental, le format court paraît pour ces artistes un peu trop limité pour convaincre totalement, quoique la lente montée de Horscroft soit assez efficace. On terminera par Reuber qui, sur cet inédit s’avère assez différent de son album Ruhig Blut ou de son excellent concert au Nouveau Casino. Peut-être un changement de direction en vue sur lequel on reviendra en janvier avec la sortie de son deuxième album.

Il s’agit donc là d’une excellente compilation à tout point de vue. Très bon choix de morceaux avec presque à chaque fois le meilleur titre des artistes présentés, et couvrant tous les genres. Un très bon point de départ pour découvrir le label ou l’un des labels rattachés et même si l’on connaît déjà la plupart des artistes et morceaux ici présent, l’ensemble s’écoute avec grand plaisir et s’enchaîne à merveille.

Fabrice ALLARD
le 11/12/2004

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