Infamous Labels 22 : Tomlab avec Jurgen de Blonde / Niobe

 date du concert

08/05/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Jürgen de Blonde / Köhn / Niobe / Tomlab

 liens

Tomlab
Batofar

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Rendez-vous mensuel consacré aux petits labels electronica, la soirée Infamous Labels de mai accueillit le label Tomlab, basé à Cologne, sur lequel on trouve notamment Alejandra & Aeron, Novisad, Anne Laplantine ou FS Blumm et auteur, conjointement à AudioDreg, de la très bonne compilation For Friends. Davantage pop qu’électroniques, les deux sets proposés reflétèrent une autre facette du label allemand.

C’est tout d’abord Jürgen de Blonde qui ouvrit la soirée. Plus connu sous le nom de Köhn et ses sorties electronica sur (K-RAA-K)3, c’est sous son propre nom qu’il officia ce soir. Bien qu’armé d’une guitare de hardeur, c’est par de douces et belles ballades lo-fi qu’il commença son set. Grattant délicatement sa six-cordes et y ajoutant des petites boucles ou une légère rythmique, De Blonde effectua des morceaux à mi-chemin entre le dernier album de The Notwist et certains titres de Jim O’Rourke ou David Grubbs.
Arrivé à la moitié de sa prestation, les rythmiques se firent plus dansantes et il délaissa parfois sa guitare (après avoir samplé quelques accords et arpèges) pour un clavier dont il tira quelques notes plutôt ludiques, mais l’ensemble restait toujours teinté d’une certaine mélancolie. Un bon concert donc, même si on préféra la première partie de celui-ci.

Ce fut ensuite au tour de Niobe, duo formé autour d’Yvonne Cornelius, auteur-compositeur-interprète germano-vénézuelienne, et de Tim Elzner (elle, tantôt uniquement au chant, tantôt à la guitare et au chant ; lui, aux machines). Posant sa voix (soit en direct, soit après être passée au vocoder) sur les expérimentations sonores d’Elzner, Cornelius se joue des mélodies pour produire des chansons pop bricolées et décalées, proches de celles que peut réaliser Dragibus. Cependant, au bout de deux ou trois titres, et une fois l’effet de surprise initial dissipé, on eut l’impression que le duo tournait en rond et on eut même du mal à supporter la fin de leur set.

François Bousquet
le 09/05/2002

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