Bernhard Fleischmann

The Humbucking Coil

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

13/02/2006

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Bernhard Fleischmann / Electronica / Morr Music

 liens

Bernhard Fleischmann
Morr Music

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Depuis son premier album (Poploops for Breakfast, 1999), c’est toujours avec un bonheur certain qu’on retrouve Bernhard Fleischmann. Aussi à l’aise en studio que sur scène, en solo qu’en duo (on se souvient du très bon album du Duo 505 paru il y a un an et demi), l’artiste viennois ne nous a jamais déçu. Au moment d’entamer l’écoute de The Humbucking Coil, son quatrième long-format studio, gageons qu’il en sera encore de même cette fois-ci.

De fait, on est, dès le premier morceau (Broken Monitors), immédiatement convaincu : mélodie accrocheuse, profonds accords de piano, jeu savant sur la stéréo, rythmique issue d’une batterie réelle ou d’une boîte à rythmes, bleeps réjouissants, sympathiques grésillements, construction lente mais savamment étudiée. De la même manière, on retrouve, comme sur Welcome Tourist, Christof Kurzmann au chant sur deux morceaux (Gain et From To) ; choisissant de véritablement chanter (et non de se contenter d’un chanté-parlé), le label manager de Charhizma trouve harmonieusement sa place dans des ballades électroniques soutenues par un vibraphone cristallin ou une guitare mélancolique.

Précisément, c’est ce dernier élément qui fait qu’on ne se trouve pas, ici, dans un strict décalque du disque précédent puisque la guitare prend, dans cet album, davantage de place : accords grattés et slides réverbérés sont ainsi convoqués afin de renouveler le champ instrumental de Bernhard Fleischmann (où l’on trouve déjà, outre les instruments mentionnés, la clarinette de Kurzmann sur Static Crate). Répondant à une volonté affichée de ce dernier de faire reposer son disque sur une guitare amplifiée, cette utilisation récurrente ne se fait pour autant jamais pesante ou corsetante ; en effet, en dépit de ce "cahier des charges", c’est bel et bien l’électronique qui demeure au centre de la musique de l’Autrichien.

Ainsi, opérant à la fois par renouvellement et en continuant de s’appuyer sur ses points forts (cette alternance de morceaux enlevés, presque dansants, et de passages plus mélancoliques comme le poignant Aldebaran Waltz qui clôt The Humbucking Coil), Bernhard Fleischmann signe, une fois de plus, une indéniable réussite, certes moins ambitieuse que son double album de la fin 2003 mais non moins probante.

François Bousquet
le 14/02/2006

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