Dub Tractor

Hideout

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

20/02/2006

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Dub Tractor / Pop

 liens

Dub Tractor
City Centre Offices

 autres disques récents
Western Edges
Prowess
(Sound in Silence)
Mis+Ress
Dispellers
(Sound in Silence)
Ex Confusion
I Remember When
(n5MD)
Deaf Center
Low Distance
(Sonic Pieces)

Second album de Dub Tractor sur City Centre Offices, Hideout est aussi le cinquième long-format de ce Danois, membre par ailleurs de Future 3 et System. Après avoir abordé le dub avec ses premiers disques puis une electronica alanguie dans More or Less Mono, Anders Remmers opte, cette fois-ci, pour l’électro-pop.

De fait, la guitare qui, autrefois, était acoustique et discrètement grattée, est ici électrique et nettement plus mise en avant ; de même, le chant intervient sur la quasi-totalité de morceaux aux structures mélodiques encore plus affirmées. Dès lors, il paraît difficile à Dub Tractor de se situer : à la fois proche d’une forme nonchalante de data-pop (et de ses inévitables facilités : sonorités semblant issues de jeux vidéo, voix invariablement traitées, rythmiques basiques, paroles réduites à la portion congrue) mais utilisant par moments des éléments moins évidents et plus travaillés que dans la majeure partie des disques de cette scène (la mélodie au clavier de Droplets, le delay de guitare du morceau-titre).

Mais, comme souvent, après avoir laissé de côté d’assez déplaisants titres de pure data-pop (I Forgot, The Way She Says Goodbye et, dans une moindre mesure, I Woke Up), on ne peut s’empêcher de préférer les passages instrumentaux à l’image du premier tiers de Much Better Than This (avant que la voix détimbrée de Remmers n’intervienne), de Apd, Droplets ou Hideout. Pourtant, même sur ceux-ci, on constate une certaine « peur » du Danois qui se sent obligé de filtrer presque tous les éléments qu’il utilise (en sus des grésillements présents en fond sonore), comme s’il craignait de nous les proposer « en direct ». Si un tel emploi peut s’avérer probant quand c’est avec parcimonie, le recours systématique à ces artifices empêche, ici, l’auditeur de pleinement pénétrer un album dont, en définitive, on ressort assez rapidement (neuf titres et trente-cinq minutes) en espérant des jours meilleurs pour son auteur.

François Bousquet
le 21/02/2006

À lire également

Miwon
A To B
(City Centre Offices)
Springintgut
Park and Ride
(City Centre Offices)
Donato Wharton
Body Isolations
(City Centre Offices)
Dub Tractor
Sorry
(City Centre Offices)