The Year Of

Slow Days

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

08/05/2006

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Bernhard Fleischmann / Christof Kurzmann / Martin Siewert / Morr Music / Pop / The Year Of / Werner Dafeldecker

 liens

Bernhard Fleischmann
Martin Siewert
The Year Of
Morr Music

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On se souvient que le second CD de l’album Welcome Tourist de Bernhard Fleischmann nous proposait une pièce unique, sorte d’improvisation d’un quintet de musiciens viennois : Christof Kurzmann, Werner Dafeldecker, Burkhard Stangl et Martin Siewert. Désireux de poursuivre l’expérience, les quatre Autrichiens ont formé le groupe The Year Of qui sort donc, sur Morr Music bien entendu, son premier album.

Pour qui se rappelle ce disque et a écouté les dernières productions de Fleischmann où Kurzmann intervenait régulièrement au chant, le terrain est connu : pop ouatée aux instruments caressants (guitare slide, vibraphone, basse, saxophone) et au chant murmurant. Ayant quelque tendance à tirer vers l’émollient (le lénifiant There’s Something About You, la facile ballade Sleep sauvée par les déliés de guitare), The Year Of parvient par endroits à se tirer de cette ornière en proposant des morceaux plus enlevés (Stephen Hawking) où la voix de Kurzmann prête toutefois à sourire quand, de son timbre qui ne s’y prête pas du tout, il assène des « Come on !/Shut Up ! ».

De fait, on touche là au principal inconvénient du disque : le chant de Kurzmann. Comme sur Welcome Tourist, celui-ci handicape des titres qui, sur le plan instrumental, sont tout à fait intéressants, à l’image de Alone (portée par la batterie et l’électronique de Fleischmann et le vibraphone de Burkhard Stangl). Dès lors, quand un titre entièrement instrumental nous est offert, il apparaît comme une bouée de secours, nous permettant de nous plonger dans une savoureuse rencontre entre le vibraphone, la guitare de Martin Siewert et la clarinette de Kurzmann (Bees Be). Mais le clou du disque est bel et bien constitué par Calling Sky, morceau de près d’un quart d’heure placé au deux-tiers : après six premières minutes où, derrière le chant (qui disparaît rapidement), percent des rythmiques et nappes qu’on imaginerait parfaitement sur un album « solo » de Fleischmann, le vibraphone s’installe, vite relayé par une guitare aussi saturée qu’émouvante ; prend ensuite place le saxophone qui part dans des envolées « free » avant un final où l’électronique reprend le dessus.

Outre ce morceau passionnant, Slow Days s’inscrit donc pleinement dans une certaine tradition électro-pop germanique et intéressera par conséquent principalement les adeptes de cette scène à laquelle, il faut bien reconnaître ceci, Morr Music est attaché depuis les débuts du label.

François Bousquet
le 25/05/2006

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