One Second Bridge

S/t

(Büro / La Baleine)

 date de sortie

26/06/2006

 genre

Rock

 style

Ambient / Pop

 appréciation

 tags

Ambient / Büro / Fonogram / One Second Bridge / Pop

 liens

One Second Bridge
Fonogram

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Seconde sortie pour le sous-label de City Centre Offices, le premier album du duo mexicano-argentin One Second Bridge évolue dans un univers éthéré, brassant des réminiscences shoegazing auxquelles la scène électronique gravitant autour du label berlino-mancunien et de Morr Music a régulièrement fait allégeance (on se souvient évidemment de la compilation hommage à Slowdive parue en 2002 sur Morr).

Guitares dotées d’une bonne dose de réverbération, léger jeu sur la saturation, rythmiques accompagnant les six-cordes plus que batterie véritablement installée, ambiance portée sur une mélancolie certaine, évanescence chevillée au corps : les éléments caractéristiques de la pop éthérée sont légitimement convoqués et les deux musiciens privilégient ici une approche organique à la dimension synthétique pour laquelle opte l’electronica-shoegazing (ni glitchs, ni triturations). Bien qu’on puisse regretter la brièveté de certains titres (entre une et deux minutes trente pour près de la moitié d’entre eux) et si, comme trop souvent, on déplorera la présence par endroits d’un chant pas toujours juste (N° 2), l’ensemble possède suffisamment de qualités instrumentales pour séduire.

En effet, au-delà des lignes claires de guitares, le traitement dont les guitares font parfois l’objet permet à One Second Bridge d’alterner agréablement titres à l’immédiate réussite (Keep On Falling au chant cette fois-ci plus concluant) et morceaux moins évidents, où il faut plutôt se laisser bercer par les sons traités afin de découvrir, comme enfouis, des petites pépites (Take Me to the Moon, 1000 Lights où un piano perce derrière des sons urbains en pagaille). Extrêmement probants quand ils s’attachent à nous émouvoir avec un arpège de guitare tout simple (Sucio Cielo Azul, Alt. Ending) ou quand leurs six-cordes se croisent (Ventana), Vicente García Landa et Matias Bieniaszewski closent, avec ces trois morceaux, leur album de la manière la plus convaincante qu’il soit, nous faisant partiellement oublier les réserves que l’on pouvait émettre par ailleurs.

François Bousquet
le 05/07/2006

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