Amp

 date du concert

02/06/2002

 salle

Guinguette Pirate,
Paris

 tags

Amp / Guinguette Pirate

 liens

Amp
Guinguette Pirate

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Première venue parisienne pour Amp, un des groupes phares du label Kranky. Malheureusement, le public de la capitale (ignorant ou inconscient de l’événement ?) n’a pas daigné se déplacer en nombre en ce dimanche soir, une cinquantaine de personnes en tout avait pris place dans la jonque chinoise du quai François Mauriac.

En première partie, on découvrit Un Homme et Une Femme, trio parisien s’étant déjà produit en support d’Encre lors d’une date francilienne. Pendant une heure nous dûmes supporter longs morceaux noisy où les guitares s’en donnent à cœœur joie, cymbales frappées avec véhémence et textes en français relativement inconsistants. Quelques passages furent toutefois à extraire : l’utilisation d’un e-bow ou le souffle issu d’un harmonica passé par les micros d’une guitare se révélèrent intéressants.

Le duo franco-britannique prit ensuite place sur la scène de la Guinguette Pirate, assisté, pour l’occasion, d’un batteur. Au-dessus d’eux étaient disposés trois écrans sur lesquels étaient projetés des diapositives formant des patchworks plus ou moins invraisemblables mais en parfait accord avec la musique tourmentée qui nous fut offerte. Karine Charff, un peu à la manière d’Isobel Sollenberger de Bardo Pond, rentre parfois en transe, portée par la musique et par l’effet galvanisateur du stroboscope, grandement utilisé ; son chant à la limite du cri par instants nous transporte alors. A la fois en opposition et en complète harmonie, la guitare de Richard Walker peut se faire aussi bien lancinante que rageuse, suivant qu’elle soit jouée à l’archer, aux doigts, au tournevis, au bottleneck ou au couteau (!). La batterie fut par endroits doublée par une boîte à rythmes nous faisant alors penser aux plus belles heures de Bowery Electric. Après un passage un peu plus puissant où Karine, comme possédée, était plus proche du hurlement que du chant, vint une somptueuse ballade accompagnée par une guitare doucement grattée. Soufflant le chaud et le froid, Amp fit succéder à un titre rageur un morceau plus pop où Richard s’installa au clavier. Le groupe nous enchanta donc bien que terminant son concert de manière un peu subite (peut-être le dépit de se retrouver, à la fin de leur set, vers minuit, devant une vingtaine de personnes seulement).

François Bousquet
le 03/06/2002

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