F.S. Blumm

Summer Kling

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

18/09/2006

 genre

Rock

 style

Ambient / Pop / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / F.S. Blumm / Morr Music / Pop / Post-Rock

 liens

F.S. Blumm
Morr Music

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Pour son nouvel album, le sixième, F.S. Blumm se trouve pour la troisième fois sur Morr Music et bien que l’Allemand ait quelque peu ralenti son rythme de production (Zweite Meer avait paru il y a un an et demi alors que d’ordinaire, seulement 12 mois séparent deux disques de Blumm), on retrouve ici la post-pop mâtinée d’influences jazz à laquelle il nous a habitués jusqu’à présent. De même sont, dans Summer Kling, conviés les traditionnels complices de Blumm : ses compères de Kiln (Marcel Türkowsky et Jan Thoben), son acolyte de duo Harald Sack Ziegler et Anne Laplantine, Jochen Briesen et Wilm Thoben. Quelques autres musiciens participent également à cet album qui compte donc au final onze invités.

Dès lors, on entre dans Summer Kling avec un peu d’appréhension, craignant le trop-plein, une instrumentation chargée se contentant d’empiler les interventions de chaque artiste sans véritable ligne directrice. Pour autant, on sait aussi que F.S. Blumm ne peut tout jouer tout seul et que, par le passé, il nous a rarement déçu avec des disques dans lesquels, déjà, plusieurs musiciens opéraient. Las, assez rapidement, on se rend compte que ce nouveau long-format pêche fréquemment par gourmandise, voulant trop en faire (seize morceaux), trop en mettre (plusieurs instruments sur chaque morceau), probablement par peur du vide. Par conséquent, les cuivres se superposent, batterie et guitare sont présentes sur quasiment tous les morceaux, des éléments électroniques ou un vibraphone font leur apparition, si bien qu’en définitive, on ne sait plus trop où se situe, au milieu de tout cela, la personnalité de Blumm, diluée jusqu’à disparaître.

Convaincant quand il fait intervenir ses compères deux par deux (Binsen & Bast, Land Ab, Wurf, Drehlicht), l’Allemand s’avère assez probant dans des titres à l’atmosphère vaguement ensoleillée (les sympathiques mais faciles Flosse et Flocke) mais donne trop souvent l’impression d’être à court d’inspiration (Haus & Halm, caricature de ce qu’il a pu faire par le passé), ayant du mal à se renouveler, versant dans une langueur lounge douteuse (Lüftchen, les laid-back et émollients Lilli et Koffer Dill) ou dans cette forme de surenchère que l’on déplorait précédemment (Halbton). Peut-être un peu sévère, notre jugement ne doit être en réalité perçu que comme le reflet de notre déception à l’égard du nouvel album d’un artiste qui, jusqu’alors, nous avait habitués à un niveau d’exigence assez élevé.

François Bousquet
le 20/09/2006

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