Festival Musique Action 2002 : Noetinger/Marchetti - Helios - F. Frith

 date du concert

20/05/2002

 salle

Centre Culturel André Malraux,
Vandoeuvres-les-Nancy

 tags

Centre Culturel André Malraux / Festival Musique Action 2002 / Fred Frith / Hélios / Jérôme Noetinger / Lionel Marchetti

 liens

Fred Frith

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Deuxième jour à Nancy, on profite de la matinée pour visiter la vieille ville et ses jardins. Il fait beau, la cité nous est tout de suite plus agréable. Puis retour à Vandoeuvres pour les derniers concerts.

Le premier est le duo Jérôme Noetinger et Lionel Marchetti, qui concluent ici une série de concerts dans le cadre de Musique Action, notamment avec le quintet avant ou le cube, écran plaqué sur une structure cubique avec des projections et de la musique. Ils ont abandonné leurs magnétophones à bandes de leur prestation au Métafort d’Aubervilliers où nous les avions vu pour la dernière fois. Marchetti commence avec un haut-parleur vibrant dans lequel est placé un gobelet en plastique, puis modifie les sons obtenus. Noetinger déplace un micro devant ses haut-parleurs, le racle contre la table. La veille, on voyait les sons se deplacer d’un musicien à l’autre pendant le concert de Phosphor. Aujourd’hui, chacun des musiciens est une espèce de sorcier qui crée un son, le fait passer dans ses appareils, sortir par un haut-parleur, le récupère dans son micro en y rajoutant larsen et distortion, mais on a cette même circulation de l’onde sonore, à une échelle réduite. La salle est quasiment plongée dans le noir, et les spectateurs n’ont qu’à écouter les sons qui surviennent avec beaucoup d’incertitude, repoussant loin les limites de la musique.

Ils sont suivis par le quatuor Helios, pour une pièce d’un de ses membres, Lê Quan Ninh, Oscille, et Crazy Quilt. A contemporary slave narrative de George Lewis. La performance est une démonstration des Lightning, des contrôleurs midi qui réagissent aux mouvements de deux baguettes tenues par chacun des musiciens. Dans un premier temps on s’amuse à essayer de comprendre quel effet sur la musique est associé à quel geste, mais comme le principe de l’instrument n’est qu’une boîte à effet sur une musique préenregistrée, et que même quand les musiciens sont immobiles, la musique continue de défiler, notre intérêt s’ammoindrit bien vite.

On change de salle pour assister au concert de Fred Frith (guitare), Larry Ochs (saxophones) et Miya Masaoka (koto traité électroniquement). Le premier morceau nous plaît beaucoup, car Larry Ochs tire des accords indianisants de son saxophone, et la musique rappelle de long flux psychédéliques. La suite est moins convaincante, on aimerait réentendre ce genre de morceaux, et nous sommes stressés car nous devons quitter le festival à l’issue du concert pour aller prendre notre train. Donc notre avis reste mitigé sur ce concert. Retour à la gare et dernier train pour Paris.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 11/06/2002

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