Siestes Electroniques 2007 : Pascal Comelade / Pierre Bastien

 date du concert

28/06/2007

 salle

Cour de la DRAC,
Toulouse

 tags

Cour de la DRAC / Festival des Siestes Electroniques 2007 / Pascal Comelade / Pierre Bastien

 liens

Pierre Bastien
Festival des Siestes Electroniques 2007
Pascal Comelade

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Deuxième soirée du festival, avec aujourd’hui une affiche complètement différente mais on ne peut plus cohérente puisqu’elle nous permet de retrouver Pascal Comelade et Pierre Bastien, les deux hommes ayant en commun un goût prononcé pour le bricolage, les jouets, partageant un univers commun, à la fois enfantin et poétique. On se retrouve donc comme la veille dans la cour de la DRAC, toutes chaises supprimées et déjà un filtrage à l’entrée en raison d’une certaine affluence. Le pass acheté la veille nous permet de rentrer sans difficulté. Ouf !!
Public familial, humeur joyeuse, les sourires vont de paire avec une météo de plus en plus digne de ce type de festival. On est jeudi, il est 20h, mais déjà l’esprit "siestes" du week-end est là. On surprendra même Ilpo Väisänen esquisser un sourire. C’est un signe !!

La soirée débutera avec Pascal Comelade qui jouait ici presque à domicile, en tout cas devant un public complètement acquis à sa cause. De notre côté, c’est un artiste que l’on connaissait assez mal. Ou plutôt un artiste que l’on connaissait mais auquel on n’avait jamais vraiment pris le temps de s’intéresser. Du coup on était plutôt enthousiaste à l’idée de le découvrir en live.
Malheureusement ce n’était peut-être pas le concert idéal pour découvrir cet artiste que l’on connaissait pour un album comme Musiques pour films vol.2. En effet ce n’est pas Pascal Comelade qui arrive sur scène, mais Pascal Comelade et son Bel Canto Orquestra, avec batteur, bassiste, guitariste et saltimbanque aux jouets sonores, tandis que la star est au piano (à queue et jouet). Très vite la déception point. Orchestration trop classique, influences traditionnelles extrêmement marquées (musique catalane), proches parfois du bal musette quand le mélodica prend le dessus et rappelle un accordéon. Pascal Comelade que l’on attendait à l’oeuvre avec ses jouets est ici complètement effacé, se "contentant" du piano, et se fait presque voler la vedette par l’artiste en charge des instruments-jouets qui tour à tour amusent/séduisent/étonnent le public. Les rôles auront beau changer, le batteur passant à la guitare, le "jouetiste" à la clarinette ou à la scie musicale, le guitariste au mélodica ou toy piano, le bassiste au ukulélé, la tonalité changeant un peu passant d’une musique festive à des teintes plus pastels quand une certaine nostalgie se fait jour, on bloquera sur le manque d’inventivité et au bout d’une trentaine de minutes on jettera l’éponge en allant se consoler avec une bière à la cerise. Et oui, ce soir même la bière était sucrée...

Changement de plateau difficile, un "orchestre" à enlever, une machine fabriquée maison à installer, ainsi qu’un projecteur, et nous retrouvons Pierre Bastien que l’on a déjà pu voir il y a un peu plus d’un an dans le cadre du festival Octopus. Pas vraiment d’effet de surprise donc. On retrouve sa machine faite d’éléments Meccano, avec moteurs, engrenages et courroies, avec modules interchangeables produisant rythmiques mécaniques et mélodies d’orgue. Sur cette base assez rigide, Pierre Bastien pose une mélodie de kalimba, trompette, et s’avère toujours surprenant. Sa machine possède ce côté ludique qui réveille en nous une âme d’enfant, et tout, dans la manière de faire et dans le résultat sonore, se révèle poétique. Ce mélange parfait, on le retrouvera sur un titre exécuté à la trompette, avec un tuyau plongé dans un verre de vin. Qui n’a jamais fait des bulles dans un verre avec une paille lorsqu’il était plus jeune ? Pierre Bastien a su rester enfant, produisant des bouillonnements mélodiques empreints de nostalgie.
Malheureusement, une bonne partie du public est partie après Pascal Comelade, mais ceux qui sont resté ont vraisemblablement été conquis, en tout cas suffisamment pour demander un rappel. Malgré l’heure tardive, la demande a été entendue et Pierre Bastien revient pour deux titres, tandis que la DRAC éteint ses lumières. Recueillement.

Fabrice ALLARD
le 29/06/2007

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