Fennesz + Charles Atlas

 date du concert

14/09/2007

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Centre Pompidou / Fennesz

 liens

Fennesz
Centre Pompidou

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Pour cette rentrée électronique, le Centre Pompidou nous proposait une collaboration entre Fennesz que l’on ne présente plus tellement on a pu en parler sur ces pages, et le vidéaste Charles Atlas, peut-être plus connu dans le monde de l’art contemporain et de la danse pour ses vidéos et collaborations avec Merce Cunningham. Il travaille depuis quelques temps maintenant avec Antony and The Johnsons, et préparait cette performance avec Fennesz, présentée pour la première fois à Londres pour le festival Optronica.
Plutôt déçu par le dernier concert que l’on avait pu voir de Fennesz lors du festival Présences Electronique 2005, on espérait donc plus de 2 ans après, un certain renouvellement, et dans tout les cas une performance différente de part la présence de Charles Atlas.

Les deux artistes prennent place, chacun à un bout de la scène, de part et d’autre de l’écran. A gauche, Charles Atlas derrière une pile de machines, ordinateur, moniteurs de contrôle. A droite, Fennesz dans sa configuration habituelle : laptop et guitare. Le film commence, une boucle assez courte, un homme allongé tente de se relever. La musique se fait attendre, on hésite entre le problème technique et un retour à un style plus abrasif : un accord de guitare, craquement, larsen. Et puis les choses se mettent en place, la connexion se fait entre le laptop et la guitare. Quelques accords assez secs, des silences, une construction parfois approximative. La première surprise proviendra de tintements de clochettes lointaines, un peu brouillées, apaisées et changeant des nappes de guitares qui restent toutefois dominantes. Fennesz se produit à la guitare plus qu’au laptop, lançant des accords tantôt noyés dans la masse, tantôt lointains et surnageant sur un drone ou même à l’origine d’un grave bourdonnement. On pourrait refaire a peu près le même reproche qu’il y a deux ans : le principe est là, il n’a pas changé, il est décliné sur diverses mélodies, et s’avère au choix ennuyeux quand certains morceaux se révèlent inutilement longs, ou facile quand une mélodie tubesque tourne en boucle comme sur le dernier titre.
Du côté des visuels, superpositions d’extraits de films noir et blanc, et saturation des couleurs, avec régulièrement quelques effets numériques retros (courbes qui tournent en 3D), mais plutôt bien intégrés (ces courbes flottent sur un visage recouvert d’électrodes). On passe en revue tout ce qui peut faire une vie, des jeunes femmes qui dansent, un culturiste montre ses muscles (on se demandera s’il ne s’agissait pas de Charles Atlas, célèbre monsieur muscle américain), jusqu’à la mort du personnage que l’on voyait en début de projection.
Quant à la synchronisation image/son, elle sera principalement dans notre imagination. En effet Fennesz avait beau se tourner régulièrement vers l’écran, le rapport avec les projections était assez éloigné, tentant tout juste de respecter des impressions de calme ou de tension.

On a passé plutôt un très bon moment, avec un Fennesz bien campé sur ses positions (Endless Summer), de belles projections, mais il manquait un petit quelque chose pour que la magie opère.

En savoir plus :
- interview de Charles Atlas par Dazed Digital (vidéo)
- Antony and The Johnsons : You Are My Sister (vidéo réalisée par Charles Atlas)

Fabrice ALLARD
le 17/09/2007

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