Ensemble Ictus plays Loops - music by Steve Reich

 date du concert

27/06/2002

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Centre Pompidou / Ensemble Ictus / Steve Reich

 liens

Centre Pompidou

L’ensemble Ictus est un groupe de musiciens, basé à Bruxelles, interprétant de nombreuses oeuvres de musique contemporaine, couvrant une partie des répertoires de John Cage à Karlheinz Stockhausen en passant par Bartok, Xenakis ou Ligeti. Mais ils interprètent aussi les musiques de Thierry de Mey qui compose notamment pour les spectacles de danse de Anne Theresa de Keermaeker dont le récent April Me que l’on a pu voir il y a quelques semaines au Théâtre de la Ville avec une partie de l’ensemble Ictus.
Composé d’une vingtaine de musiciens, seule une petite dizaine d’entre eux sont présents ce soir pour interpréter quelques pièces de Steve Reich.

L’immense scène de Beaubourg laisse la place pour installer de petites scènes individuelles où se produiront chacun des artistes. Etant donné qu’il ne s’agit là que d’un travail d’interprétation d’oeuvres composées par une autre personne, on ne reviendra pas sur les morceaux joués ce soir, sans grande surprise si on connaît le répertoire de Steve Reich, et occasion de découvrir si ce n’est pas le cas.
On notera juste que la palette offerte permettait de couvrir différentes facette de son travail, des compositions similaires (basées sur de courtes phrases mélodiques qui se décalent dans le temps) sur des instruments différents (violon, orgue, clarinette), et un passage plus éclectique avec Electric Counterpoint, écrit pour guitare électrique.

On est tout de suite conquis avec Violin Phase même si une partie des violons est enregistrée. Le violoniste joue tour a tour des phrases mélodiques en phase avec l’enregistrement ou initie un changement de direction en s’imposant sur les 3 autres qui sont enregistrés. Phase Pattern nous séduira moins peut-être par son manque de variété tandis que les 4 interprètes sont rivés sur leur clavier.
C’est Electric Counterpoint qui retiendra notre attention avec son intro ambient, là aussi sur bande magnétique, avant de retrouver des mélodies répétitives qui se croisent, se dédoublent. En fin de morceau un son de basse ponctue la pièce et donne un relief nouveau et bienvenu pour un final plus rock.
Autre grand moment, Nagoya Marimba logiquement interprété au marimba, les deux instrumentistes se faisant face et jouant de façon très décontractée. La suite nous laissera un peu plus indifférent avec New york Counterpoint mais cela était peut-être du au son de la clarinette, plus feutré, moins percutant, puis Four Organs, oeuvre extrême du compositeur qui ne provoquera en nous qu’ennui.
Pour terminer ce n’est pas la public qui applaudira mais les deux percussionnistes qui interpréteront Clapping Music, face à face avec un micro entre eux, avec seules leurs mains éclairées par dessus.

Ovation, et un petit rappel avant de quitter la salle pour ce qui fut un très bon concert.

Fabrice ALLARD
le 01/07/2002

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