Saralunden & Andrey Kiritchenko

There Was No End

(Nexsound / Metamkine)

 date de sortie

00/09/2007

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Pop

 appréciation

 écouter

Don’t You Remember

 tags

Andrey Kiritchenko / Expérimental / Nexsound / Pop / Saralunden

 liens

Andrey Kiritchenko
Nexsound
Saralunden

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On ne présente plus Andrey Kiritchenko, expérimentateur de talent ukrainien dont on parle régulièrement sur ces pages, et responsable du label Nexsound. Depuis l’été dernier ce label mène en parallèle de ses sorties une série intitulée Nexsound PQP (pickup), dédiée à des productions plus accessibles. Il s’agit ici de la deuxième référence de cette série mais aussi deuxième référence avec Saralunden, artiste suédoise en activité depuis une dizaine d’années que l’on découvre pour l’occasion.

La surprise est effectivement de taille pour qui connaît un peu Nexsound puisque les six titres qui composent cet album ne sont ni plus ni moins que des chansons, dans un style bien particulier certes, au point que l’on hésitera à parler de pop. S’étant renseigné entre temps sur le travail de Saralunden, généralement guidée par des influences new-wave, on appréciera ici la part du travail de chacun, et en particulier la tonalité de ces chansons, à commencer par cette voix quasi monocorde du Come With Me qui ouvre l’album. Instrumentation minimale, nappes de basses électroniques, claps, voix désenchantée, un titre presque austère si un fourmillement rythmique ne faisait pas son apparition petit à petit. Fine et fragile, la musique du duo touche au sublime sur Oh So Blue, sorte de blues électronique aux nappes de guitares vibrantes, field recordings de pas sur le plancher et pleurs, et une voix ici extrêmement contrastée, d’une douceur inouïe, parfois très grave, rappelant du coup le travail d’AGF, les cassures en moins. Presque toujours, derrière cet apaisement nonchalant, un orage semble gronder, un véritable déluge de micro-sonorités électroniques sont balancées en pâture, piaillements électroniques ici, crissements et chants d’insectes mécaniques sur le magnifique Don’t You Remember, fourmillements électroniques enveloppants sur Erotic Dreams.
A deux reprises Saralunden semble être un peu plus autonome, seule avec sa guitare, dans un registre folktronica avec les bidouillages électroniques de Kiritchenko sur Take Your Chance When You Have It, et faisant penser à une fanfare en fin de soirée, seule sur la piste de danse pendant Tonight.

Magnifique surprise, parfaite réussite dans le mélange des univers de ces deux artistes, on espère déjà qu’il y aura une suite.

Fabrice ALLARD
le 02/03/2008

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