Festival Bruges 2002 : Vibracathedral Orchestra / Kpt Michigan / De Portables

 date du concert

17/08/2002

 salle

Stubnitz,
Bruges

 tags

De Portables / Festival Bruges 2002 - Stubnitz / Jürgen de Blonde / Julian Bradley / Köhn / Kpt. Michigan / Stubnitz / Vibracathedral Orchestra

 liens

De Portables
Vibracathedral Orchestra

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Echaudés par notre expérience de la veille, nous décidâmes d’arriver plus tard au Stubnitz. Cette fois-ci, on entra directement dans le bateau, Vibracathedral Orchestra passant sur scène à 22h15. Venus en terre flamande en partie pour voir le groupe anglais, malencontreusement raté en mars dernier aux Instants Chavirés, nous fûmes comblés. Déjà convié au dernier festival (K-RAA-K)³ au cours duquel il avait époustouflé l’ensemble de l’assemblée, le quatuor (un des membres de l’habituel quintet étant absent) prit place sur toute la largeur de la scène et nous distilla un drone magique pendant plus d’une demi-heure.
Ne samplant rien, préférant tout jouer en direct, les membres du groupe passaient sans coup férir d’un instrument à l’autre, apportant tour à tour leur pierre à l’édifice sonore qui se construisait ainsi sous nos yeux émerveillés. La formation initiale se composait de deux guitares, d’un violon et de percussions ; mais, bien vite, Bridget Hayden lâcha son violon pour s’installer au piano, Julian Bradley s’empara d’un mélodica, le percussionniste prit une bombarde, le second guitariste un sistre et des maracas dans une main et des cymbalettes dans l’autre. Cette délicate ronde se poursuivit de la sorte pendant toute la durée du set, sans pour autant que la nappe initiale ne bougea, étant toujours assurée par l’un ou l’autre des membres. Une écoute rapide et inattentive n’y aurait vu qu’un maelström de sons inintéressant, mais, lorsqu’on y prêtait réellement attention, si on rentrait dans l’univers créé par Vibracathedral Orchestra, on ne pouvait qu’être impressionné et on discernait clairement ici un accord de mélodica, là un tintement de grelots ou encore des notes de piano, tout en étant comme happé par la texture sonore continuellement en mouvement.

Abasourdi par la prestation des anglais, on assista ensuite à cinq défilés de mode organisés par les étudiants fraîchement diplômés de l’Académie Royale de Gand. Inspirées par Le Petit Prince, Virgin Suicides ou Phil Collins (! !!), les collections défilèrent sous nos yeux, entrecoupées par un DJ set assuré par (K-RAA-K)³ non-sound (pseudo sous lequel on retrouve Johan, fondateur du label belge).

Les défilés ayant pris, de toute évidence, davantage de temps que prévu, c’est à près d’une heure du matin que Kpt. Michigan se mit à jouer, mais cette fois-ci sur l’autre scène du Stubnitz, à l’avant. La présence de l’allemand, habituel compère live de Schneider TM, remplaçant au pied levé Twine (le groupe ayant été, malheureusement, retenu aux Etats-Unis pour raisons économiques), n’était pas complètement incongrue, puisqu’il avait participé au festival (K-RAA-K)³ 2001. Déjà extrêmement déçus par la défection du duo américain, on le fut encore plus lorsque Kpt. Michigan nous proposa, un étrange amalgame d’ultra-basses saturées, de beats lourds et de grésillements pour un résultat vite lassant et donnant assez rapidement mal à la tête. Nous le quittâmes prestement et choisîmes de se diriger vers le pont du bateau, histoire de prendre l’air, l’intérieur étant devenu une véritable étuve.

Retournant sur la scène principale peu après, on assista à la prestation du premier véritable groupe (K-RAA-K)³ de la soirée : De Portables. Le trio brugeois, au sein duquel on trouve trois artistes qui se distinguent par ailleurs en solo (Jürgen de Blonde/Köhn, Wio et Hans Solo), était, bien évidemment, la tête d’affiche attendue par la majeure partie du public venu applaudir en masse le groupe local. A l’origine plutôt porté sur le post-rock, le groupe a évolué pour produire maintenant une pop alternant entre morceaux rythmés tubesques et ballades ravageuses (l’impeccable Here I stand). Peu aidés par un public bavard et étonnamment bien moins attentif que ce qu’on pouvait imaginer, les Portables alignèrent leurs titres sans réelle émotion ni inspiration, la qualité intrinsèque des morceaux permettant, toutefois, de passer un agréable moment.

A l’issue du set des Portables, on s’interrogea sur le fait de rester et d’attendre le concert de Köhn qui devait normalement suivre. L’heure avancée et la fatigue nous firent opter pour un départ du Stubnitz, qu’on regretta aussitôt ayant bien aimé revoir Köhn (déjà apprécié l’an passé au Batofar dans le cadre de l’Infamous Labels consacrée à (K-RAA-K)³), mais qu’on jugea plus que judicieux lorsqu’on apprit, le lendemain, que ledit concert s’était terminé à 4h30 du matin.

François Bousquet
le 03/09/2002

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