Angel

Kalmukia

(Editions Mego / La Baleine)

 date de sortie

21/01/2008

 genre

Electronique

 style

Drone / Expérimental / Noise

 appréciation

 tags

Angel / Drone / Editions Mego / Expérimental / Hildur Guðnadóttir / Ilpo Väisänen / Noise / Schneider TM

 liens

Schneider TM
Angel
Editions Mego
Hildur Guðnadóttir

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Voici donc le deuxième album de cette formation composée de Ilpo Väisänen (moitié de Pan Sonic) et Schneider TM (Dirk Dresselhaus de son vrai nom) si l’on omet leur live au festival Transmedial. Ils sont maintenant trio avec l’arrivée de l’Islandaise Hildur Guðnadóttir et c’est déjà sous cette formation qu’on les voyait pour la première fois en concert l’année dernière lors des Siestes Electroniques toulousaines. Logiquement, cet album fait montre d’une nette évolution depuis le premier (et décevant) album paru chez Bip_Hop, et se révèle assez proche de ce concert.

Si l’on avait été déçu par l’uniformité du premier album, au moins Kalmukia se révèle plus contrasté. Les textures bruitistes savent ici se mettre en retrait et connaissent des évolutions constructives, le tout permettant au violoncelle de l’Islandaise de trouver sa place. Si le premier album était étrangement découpé en 10 pièces de 4-5 minutes, ce sont ici 4 titres de 13 à 19 minutes qui nous sont proposés, un découpage plus logique, qui se prête mieux à cette musique .
L’atmosphère est lourde, pesante et incisive, largement marquée par des riffs de guitares brutes et déchirantes. A mi-parcours, le violoncelle trouve sa place, lent et grave. Notre trio n’est pas là pour rigoler, et l’ambiance colle parfaitement au texte du livret, petit texte surréaliste écrit par Ilpo Väisänen sous forme de note de voyage en République de Kalmoukie (Russie). Dans ce récit il est question de machines étranges, de rêves, d’une catastrophe, de pollution et de mutation génétique, et d’une nouvelle race animale dominante, remplaçant l’Homme. Rien de bien réjouissant donc.
Les trois morceaux suivants sont assez différents et forment un tout cohérent. La part belle aux drones qui forment une texture de base sur laquelle se posent les grincements plus ou moins plaintifs du violoncelle. L’évolution des pièces s’appuie sur des montées en puissance et solo quasi ambient, des effets de filtres, tournoiements, déformations du son qui passe par des teintes minérales ou métalliques, ou même une texture bruitiste pour signifier la catastrophe. Car la musique illustre fidèlement le récit, les titres (Kalmukia - The Discovery, Wiring, Invasion, Effect Of Discovery, Test, Alarm, Catastrophy, Aftermath : The Mutation) reprenant fidèlement les passages clés de l’épopée. Le jeu de corde est quant à lui assez varié et on devinera un changement d’instrument sur le dernier titre, aux cordes pincées (ou frappées) plus lumineuses pour des ambiances psyché-world plutôt nostalgiques.

Nette évolution donc, avec une musique toujours très expérimentale, sans concessions, mais qui trouve un meilleur équilibre avec la présence de Hildur Guðnadóttir qui semble calmer les ardeurs bruitistes de ses deux comparses.

Fabrice ALLARD
le 08/06/2008

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