Immanu El / All Angels Gone

 date du concert

16/09/2008

 salle

Mains d’Oeuvres,
St Ouen

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All Angels Gone / Immanu El / Mains d’Oeuvres

 liens

All Angels Gone
Mains d’Oeuvres
Immanu El

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Au sein d’une scène suédoise post-rock shoegazing qui n’a jamais été aussi florissante (Logh, Jeniferever, Aerial, September Malevolence, Once We Were voire, dans un registre un peu plus indie-rock The Radio Dept.), Immanu El fait bonne figure avec un album paru il y a un an. L’étape francilienne de leur tournée européenne, fixée à Mains d’œuvres, les voyait précédés d’All Angels Gone, formation post-rock dont on a déjà eu l’occasion d’évoquer ici les concerts.

Un peu sceptique à la vue de ceux-ci, c’est sans véritable passion qu’on se plaçait au milieu d’un public très clairsemé (une bonne vingtaine de personnes, pas davantage) pour être finalement plutôt agréablement surpris. En formation resserrée (six musiciens au lieu de huit, après la récente défection des violoncelliste et violoniste), installé sur une scène moins large que lors des autres concerts auxquels on avait assisté, ne bénéficiant pas de ce large public acquis à sa cause qu’on avait pu repérer précédemment et mettant en place un set s’étalant moins dans le temps, le groupe se fit plus convaincant, donnant le sentiment d’avoir densifié son propos. Pour autant, il nous a semblé éprouver toujours quelques difficultés à gérer la durée de ses titres et à s’affranchir complètement de ses influences. Néanmoins, à force de voir All Angels Gone une fois l’an, on commence à percevoir leur touche personnelle, à goûter ce mélange de chant anglais et grégorien, à passer sur la légère grandiloquence de certains morceaux pour apprécier une musique incontestablement habitée.

Le temps de changer le plateau et les Suédois prirent place : deux guitares et une basse au premier plan, clavier et batterie en fond de scène. Comme attendu, le post-rock enlevé des jeunes gens s’accompagne fréquemment d’accords de guitares aux accents shoegaze indéniables, tandis que le chant de Claes Strängberg, teinté d’une certaine grâce diaphane, permet à Immanu El de se distinguer de ses congénères. Optant régulièrement pour une efficacité mélodique renforcée par une batterie en roulements (Astral Days), le quintet sut également alterner, au sein du même morceau, passages épiques et moments de relatif répit, soulignés par le violoncelle électrique de Jonatan Hammar. Au terme d’un set peut-être un rien trop court (une cinquantaine de minutes tout au plus), on repartit avec l’album des Suédois dans le sac, symbole irréfragable d’une bonne prestation.

François Bousquet
le 18/09/2008

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