Tupolev

Memories Of Björn Bolssen

(Valeot Records / debruit&desilence)

 date de sortie

00/09/2008

 genre

Rock

 style

Avant-Garde / Jazz / Néo-Classique

 appréciation

 écouter

9 titres complets (Last.Fm)

 tags

Avant-Garde / Jazz / Néo-Classique / Tupolev / Valeot Records

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Tupolev
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Valeot Records

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Après un premier EP numérique sur le CDR et Netlabel 12rec, le quatuor autrichien passe au CD avec cette deuxième reférence de Valeot Records, nouveau label basé à Vienne, justement créé par deux des membres de Tupolev.

Si vous avez déjà écouté le Tupolev EP, vous ne serez pas surpris par cette nouvelle sortie dans la droite lignée du EP. Le quatuor formé par Peter Holy (piano), Alexandr Vatagin (basse et violoncelle), Lukas Scholler (électronique) et Paul Mohavedi (guitare et percussion) produit une musique que l’on qualifiera de classique contemporain qui nous fait immédiatement penser aux Rachel’s, en mêlant une instrumentation rock (guitare, batterie) à des mélodies de piano avant-gardiste. On remarquera principalement deux différences avec les américains, à commencer par une approche un peu plus jazz, en particulier au niveau des rythmiques aux fréquents changements de tempo (Reaset, Rnd2) ou improvisées (8.83). C’est ensuite l’influence de l’école électronique viennoise que l’on notera puisque les membres de Tupolev on déjà travaillé avec Lars Stigler ou Nicolas Bernier, certains mixent au fameux Rhiz, et cet album est masterisé par Martin Siewert. Du coup ce sont des bruitages très bruts que l’on entend parfois, comme les bleeps suraigus de Reaset, les crépitements de Short Remainder, ou encore les souffles granuleux de Nothing’s Gonna Happen et Fin.
Mise à part ces quelques particularités, chaque titre est construit autour d’un piano aux mélodies tour à tour soyeuses et chaotiques, ponctuées de silences. Neuf titres dont la lenteur est encore appuyée par une batterie lourde (Mohavedi), l’ensemble apportant un étrange sentiment de désincarnation, parfois diminué quand un violoncelle vient habiller le squelette piano-percussion (Garlic 07, Mohavedi). A l’image de la pochette au charme rétro, on a parfois l’impression d’écouter la bande son d’un vieux film noir et blanc, un film à suspens, un polar à l’écoute de A Scale of Gaps.

Pour conclure, on n’ira pas par quatre chemins. Si vous aimez les Rachel’s, il n’y a pas de raison que vous n’aimiez pas Tupolev. Quant à nous, on trouvera qu’il manque un petit quelque chose pour que ca fonctionne parfaitement, peut-être ce chant qui apparaît sur les dernières notes de Nothing’s Gonna Happen ?

Fabrice ALLARD
le 28/09/2008

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