Byetone

Death Of A Typographer

(Raster-Noton / Metamkine)

 date de sortie

11/06/2008

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Byetone / Electronica / Minimal / Olaf Bender / Raster-Noton

 liens

Raster-Noton

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Après le concert de Signal (trio composé de Alva Noto, Frank Bretschneider et Byetone) la semaine dernière au Centre Pompidou, nous parlons comme promis du dernier album de Byetone sorti il y a quelques mois chez Raster Noton, le célèbre label fondé par les trois hommes.

Comme évoqué lors de la chronique du concert de Signal, quand on connaît le label Raster-Noton, mais pas le travail d’Olaf Bender, l’écoute de cet album peut surprendre. Moins productif que ses comparses, Byetone n’a que deux véritables albums à son actif, le premier intitulé Feld étant sorti en 2003 chez BineMusic. Deuxième essai donc, dans un registre plus physique puisque l’on flirte ici avec une techno minimale a priori assez éloignée des conceptualisations d’Alva Noto ou Ryoji Ikeda qui ont contribué à la renommée du label.
L’album s’ouvre sur une intro composée de bruit de pas et l’arrivée progressive d’une rythmique de basses profondes, un peu comme si l’on entrait dans une boîte de nuit. Le style est efficace, basses lourdes et syncopées, tschik boum classique et rebondi, avec un son très brut, mélodie de basses ronronnantes, textures bruitistes, nappes grésillantes, bref l’efficacité habituelle d’une techno minimale avec les sonorités propres au label, en particulier sur Rocky (Soft) qui tape un peu moins fort et se révèle lancinant, ponctué de bleeps suraigus et grésillants.
Olaf Bender alterne pièces dansantes et accalmies, doit se douter qu’il va ennuyer avec Black is Black qui est du coup très court et enchaîne avec une véritable pièce ambient d’une finesse inouïe, avec nappes flottantes et crépitements (Capture This (Part I)) qu’il met en rythme sur une deuxième partie. L’album se termine par les drones flottants et nasillards de Heart, le tout ponctué d’une rythmique de basse régulière imitant très vaguement un battement de cœur nous amenant petit à petit vers un certain apaisement.

Si ce Death of a Typographer n’apporte rien de véritablement nouveau, on reconnaîtra toutefois une certaine efficacité qui devrait faire mouche auprès des amateurs de dance music minimaliste (dub, techno), et on appréciera en particulier cette vision du genre par l’un des fondateurs de Raster Noton, un label qui nous avait habitué à des sorties plus intellectuelles que physiques.

Fabrice ALLARD
le 28/09/2008

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