Andres Luts & Anders Guggisberg

 date

du 14/2/2009 au 19/4/2009

 salle

Centre Culturel Suisse,
Paris

 appréciation
 tags

Andres Luts & Anders Guggisberg / Centre Culturel Suisse

 liens

Centre Culturel Suisse

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On connaît le goût qu’ont les plasticiens suisses alémaniques pour le travail en duo et ces pages ont déjà eu l’occasion de vanter les mérites de Peter Fischli et David Weiss. Place à présent à deux artistes moins connus, Andres Luts et Anders Guggisberg, qui se voient offrir une exposition monographique au sein du toujours intéressant Centre culturel suisse (qui inaugure pour l’occasion se nouvelle direction, bicéphale elle aussi).

Dès la porte du Centre passée, on ne peut manquer Il était une fois sur la terre, installation présentant un paysage blanc vu du ciel dont on ne sait s’il s’agit d’une friche industrielle (on décèle pourtant quelques bâtiments caractéristiques), d’un glacier arctique (sa blancheur et l’absence de personnages ou d’animaux le laisse à penser) ou d’une vision artistique dénuée de toute volonté de représentation du réel. Reste que malgré la blancheur du plâtre et l’apparente sécheresse de cette grande planche qui investit le foyer du Centre, grimpe le long du comptoir d’accueil et se répand sur le sol de la salle principale, il y a nettement plus de vie ici que dans tous les chromos carte-postalisants de Yann Arthus-Bertrand. Au-delà de ce geste artistique, les Suisses se distinguent également par une approche quasi-ethnologique dans leurs photographies. Ainsi, la série noire et blanche Impressions de l’intérieur présente capture de paysages et saisie d’objets typiques de telle ou telle civilisation : djembés, tenues de combat asiatiques ou masques africains.

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Schleckksteinzimmer (Cabinet des Lèches-pierres)

Parfois trop démonstratifs dans leurs installations, Luts et Guggisberg se perdent alors dans une accumulation qu’illustrent les Cabinets des Idoles et ses petits fauteuils en osier installés dans des cages grillagées. Encore plus chargé mais plus convaincant, le Schleckksteinzimmer (Cabinet des Lèches-pierres) se situe entre dépôt de sculptures laissées à l’abandon et mini-capharnaüm. Pour autant, une certaine unité dans les tonalités (gris, beige et blanc) et dans le polissage des œuvres permet à l’ensemble de finalement faire sens.

François Bousquet
le 11/03/2009

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