Dominique Blais : Décélération

 date

du 12/2/2009 au 11/4/2009

 salle

Galerie Édouard Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Dominique Blais / Galerie Édouard Manet

 dans la même rubrique
du 26/04/2017 au 14/08/2017
Walker Evans
(Centre Pompidou)
du 01/07/2017 au 20/08/2017
Laurent Pernot : Pas de Rose pour l’Infini
(Passage Sainte-Croix)
du 18/05/2017 au 23/07/2017
Kaye Donachie : Sous les nuages de ses paupières
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 23/05/2017 au 01/07/2017
Ida Tursic & Wilfried Mille : Bianco Bichon, Nero Madonna, e (...)
(Fondation d’entreprise Ricard)

Entre musique et arts plastiques, Dominique Blais présente sa première exposition personnelle composée de quatre œuvres disposées dans les différentes salles de la Galerie Édouard Manet de Gennevilliers. La rencontre entre ces deux univers artistiques permet au créateur français de s’attacher à l’expérimentation sonore et à sa perception. Ainsi, Transposition (Variations), vidéo d’une petite demi-heure dans laquelle le trompettiste canadien Gordon Allen improvise en solo opère par fragments visuels tandis que la musique, pour sa part, agit en continu. Musicalement voisin, Les Disques est constitué de plusieurs cymbales soit moulées au sol, soit suspendues à des filins et tournant sur elles-mêmes ; l’entrechoquement résultant de ces rotations rappelle alors aussi bien le frottement des bols tibétains que les expérimentations free-jazz.

JPEG - 10.9 ko
Les Disques
(courtesy galerie Xippas)

On retrouve ce joli travail sur la perception avec Transmission, ensemble d’une centaine de jacks reliant deux gros amplis qui ne délivrent aucun son. Pourtant, de la musique est bien lue par une platine CD puisque le time code défile et les vu-mètres oscillent, mais Dominique Blais préfère rendre ces sons inaudibles et jouer alors sur le contraste entre le caractère massif et impressionnant de l’outillage électrique et l’absence de musique. Consacrée encore à la sensation, Sans Titre (Les Cordes) voit une portion de câble électrique remplacée par un néon comme s’il s’agissait de rendre visible la production d’électricité. Tromper les apparences, mettre en évidence l’immatériel et sous un étouffoir le tangible : voici donc les constantes d’une exposition un peu courte mais stimulante.

François Bousquet
le 05/04/2009

À lire également

du 07/04/2011 au 04/06/2011
Anita Molinero : L’irrempl
(Galerie Édouard Manet)
du 25/11/2010 au 15/01/2011
La Méthode graphique (...)
(Galerie Édouard Manet)
du 08/11/2011 au 17/12/2011
Place !
(Galerie Édouard Manet)
du 30/01/2014 au 22/03/2014
Pauline Curnier Jardin :
(Galerie Édouard Manet)