La Scène

 auteur

Valère Novarina

 metteur en scène

Valère Novarina

 date

du 12/11/2003 au 07/12/2003

 salle

Théâtre de la Colline,
Paris

 appréciation
 tags

Théâtre de la Colline / Valère Novarina

 liens

Théâtre de la Colline

 dans la même rubrique
du 02/02/2017 au 29/04/2017
Un Air de Famille
(Théâtre de la Porte Saint-Martin)
du 21/03/2017 au 01/04/2017
Le Pas Grand Chose
(Théâtre Monfort)
du 08/03/2017 au 01/04/2017
L’État de Siège
(Espace Pierre Cardin)
du 18/01/2017 au 16/04/2017
Soyez Vous-Même
(Théâtre de Belleville)

Retrouvant avec plaisir, comme quasiment chaque saison, Valère Novarina, on se rend confiant au Théâtre National de la Colline pour assister à la nouvelle création de l’auteur suisse : La Scène.

Plus encore que dans ses précédentes pièces, La Scène se veut une réflexion sur la valeur du langage et des mots, leur place dans notre société actuelle et le rapport que nous avons avec eux. Suite de saynètes interprétées avec brio par une dizaine de comédiens concernés, la pièce apparaît moins absconse, malgré quelques longueurs, que certains travaux antérieurs de Novarina, même si on est encore bien éloigné de toute linéarité narrative. Parfois assez proche des Exercices de style de Raymond Queneau, notamment quand les comédiens évoquent les différentes « machines » (« machine à dire la suite » et autres élucubrations), ou de certains sketches de Raymond Devos (par exemple ces désopilantes parodies de journal télévisé), le texte de Novarina n’en oublie pas, pour autant, son objectif premier : nous questionner sur l’utilité des mots et, au travers d’eux, sur notre propre utilité.

Sachant se faire plus grave par moments, s’interrogant sur l’existence de Dieu ou sur la difficulté que nous pouvons avoir à exister, l’auteur ne craint pas de noyer le spectateur sous un flot indiscontinu de paroles. En effet, de nombreux éléments matériels sont apportés et enlevés par les comédiens (cylindre métallique, tables, tréteaux, cadre de fenêtre, tabourets, etc…) et viennent, fort à propos, contrebalancer cette logorrhée verbale. Partant, la déclaration d’intention de Novarina (créer « un lieu où la parole se verrait ») se trouve pleinement satisfaite, la parole prenant littéralement corps sous nos yeux, devenant presque un comédien à part entière.

Autres dates :
- du 9 au 13 décembre 2003 : La Rose des Vents - Villeneuve d’Ascq
- du 16 au 18 décembre 2003 : Maison de la Culture - Amiens
- du 9 au 10 janvier 2004 : Théâtre - Evreux
- du 15 au 17 janvier 2004 : La Filature - Mulhouse
- du 20 au 23 janvier 2004 : Théâtre - Dijon
- du 26 au 28 janvier 2004 : Centre Dramatique Régional de Tours
- 31 janvier 2004 : La Coupe d’Or - Rochefort
- du 3 au 5 février 2004 : TNP - Villeurbanne

François Bousquet
le 23/11/2003

À lire également

du 05/01/2011 au 30/01/2011
Le Vrai Sang
(Théâtre de l’Odéon)
du 21/03/2009 au 10/04/2009
La Décennie Rouge
(Théâtre de la Colline)
du 14/01/2008 au 12/02/2008
L’Opérette – Un acte (...)
(Théâtre de la Cité Internat)
du 04/11/2011 au 09/12/2011
Je Disparais
(Théâtre de la Colline)