La Maison de Bernarda Alba

 auteur

Federico García Lorca

 metteur en scène

Andrea Novicov

 date

du 10/03/2005 au 12/04/2005

 salle

Théâtre de la Cité Internationale,
Paris

 appréciation
 tags

Federico García Lorca / Théâtre de la Cité Internationale

 liens

Théâtre de la Cité Internationale

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Dernière pièce de Federico Garcia Lorca, écrite en 1936 alors que l’auteur était enfermé dans les prisons franquistes, La Maison de Bernarda Alba met en présence une mère et ses cinq filles qu’elle enferme chez elles après la mort de leur père afin qu’elles fassent leur deuil et qu’elles soient coupées du monde extérieur. Mais celui-ci va vite intervenir par l’entremise d’un jeune homme, promis à l’aînée des sœurs mais épris de la benjamine.

Pour dire cet enfermement, métaphore d’une Espagne rigide et repliée sur elle-même, Andrea Novicov nous propose un dispositif scénographique tout aussi intriguant que passionnant. Dans un espace semblable à un théâtre de guignol (mais avec des linteaux grillagés qui le font aussi ressembler à un confessionnal), les personnages évoluent à la manière de poupées, par gestes saccadés, visibles qu’au-dessus de la ceinture, à mi-chemin entre les marionnettes du Guignol et ces acteurs mus par des fils qu’affectionne Ariane Mnouchkine. Si cette distance amuse par moments (renforcée par la traduction, la musique latino-countrysante du premier acte ou le fait que certaines femmes soient jouées par des hommes), très rapidement elle nous fait prendre conscience que ces personnages ne sont que des pantins, des jouets entre les mains du fatum.

Ce théâtre de figures, ce miroir déformant, ce cauchemar enfantin que le metteur en scène souhaitait recréer, se fait peu à peu clairement jour et irrigue toute la pièce, transcendant le conte, mettant particulièrement en valeur le texte et l’incapacité des personnages à conduire leur vie. Dès lors, se heurtant à l’implacable volonté de leur mère de les soustraire au monde, les sœurs, avides de liberté, d’émancipation, ne peuvent qu’emporter la pièce vers le drame, la mort, vue comme unique et ultime moyen de libération.

Autres dates :
- du 15 avril au 21 mai 2005 : Théâtre Vidy – Lausanne
- 9 décembre 2006 : Théâtre de Cahors
- 12 et 13 décembre 2006 : Parvis – Ibos
- 15 décembre 2006 : Estive - Foix
- du 19 au 23 décembre 2006 : TNT – Toulouse
- 9 et 10 janvier 2007 : Théâtre – Sartrouville
- 12 et 13 janvier 2007 : Théâtre – Bretigny-sur-Orge
- 16 et 17 janvier 2007 : Théâtre Antoine Vitez – Aix-en-Provence
- du 19 au 21 janvier 2007 : Théâtre de l’Olivier – Istres
- du 24 au 26 janvier 2007 : Trident – Cherbourg
- 30 janvier 2007 : Théâtre Jean Lurçat – Aubusson
- du 1er au 3 février 2007 : Maison de la Culture – Bourges
- 6 et 7 février 2007 : Espal – Le Mans
- du 14 au 16 février 2007 : Salle des fêtes Champagnole – Lons-le-Saunier
- 20 et 21 février 2007 : Théâtre la Passerelle – Gap
- 23 et 24 février 2007 : Scène Nationale – Châteauroux
- 27 et 28 février 2007 : Théâtre de la Renaissance – Oullins
- du 6 au 10 mars 2007 : Théâtre National de Bordeaux
- du 13 au 17 mars 2007 : Théâtre Jean Arp – Clamart
- 23 et 24 mars 2007 : Domaine de Bayssan – Béziers
- du 30 mars au 4 avril 2007 : Théâtre du Grand Marché – Saint-Denis-de-la-Réunion
- du 7 janvier au 3 février 2008 : Théâtre Gérard Philipe – Saint-Denis

François Bousquet
le 29/03/2005

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