D’Après Nature

 auteur

Philippe Quesne

 metteur en scène

Philippe Quesne

 date

du 09/01/2006 au 29/01/2006

 salle

Théâtre de la Bastille,
Paris

 appréciation
 tags

Philippe Quesne / Théâtre de la Bastille

 liens

Théâtre de la Bastille

 dans la même rubrique
du 08/10/2017 au 20/12/2017
Criminel
(Manufacture des Abbesses)
du 27/11/2017 au 04/12/2017
Fruits of Labor
(Nouveau Théâtre de Montreuil)
du 06/11/2017 au 21/11/2017
Mon Amour Fou
(Théâtre de la Cité Internationale)
du 15/11/2017 au 02/12/2017
Eddy Merckx a marché sur la Lune
(Théâtre Paris-Villette)

La saison dernière, le Théâtre de la Bastille nous donnait à voir La Démangeaison des Ailes, première mise en scène de Philippe Quesne. Fidèle à la salle de la rue de la Roquette, il revient cette année avec une nouvelle conception, D’Après Nature, où il s’interroge sur les rapports de l’homme et de la nature.

Mais, fort heureusement, alors qu’on pouvait craindre un appel au respect de la terre rempli de bons sentiments un peu mièvre, le spectacle se veut plus libre dans son approche. En effet, quand la pièce débute, une dizaine de tentes igloos sont dressés sur un côté du plateau tandis que l’autre est rempli de bois et branchages. Au milieu, un groupe de comédiens discutent, comme autour d’un feu de camp, et évoquent le spectacle qu’ils vont jouer devant nous (« Et si on commençait par faire le noir ? », « Ou alors plutôt par un air de guitare », etc…). Très vite, on apprend qu’une comédie musicale de science-fiction est en préparation, propre à questionner le genre humain sur son futur et sa place dans la biosphère. Jouant ainsi à la fois sur la mise en abyme et le côté toujours sympathique du « work in progress », D’Après Nature emballe immédiatement, avec, a fortiori, une dimension absurde loin des clichés écologistes.

Confronté aux effets du développement technologique (pesticides, effet de serre…), l’homme semble condamné à quitter la Terre pour un monde plus sain. Dès lors, les comédiens vont confectionner des combinaisons en papier et des casques en polystyrène afin de se grimer en spationautes. Comme dans le spectacle précédent, le théâtre n’est pas le seul art convoqué par Philippe Quesne : les arts plastiques, la littérature (Heidegger, Hölderlin), et la musique (la troupe nous interprète ainsi un morceau country, symbole un peu trop appuyé, d’un « rapprochement » avec la nature) sont également présents. Pourtant, là où il pourrait y avoir un mélange des genres factice voire saumâtre, D’Après Nature opère toujours, malgré quelques passages plus faibles, avec une certaine loufoquerie et une fraîcheur indéniable, gages de réussite d’un spectacle qu’on recommandera.

Autres dates :
- du 2 au 4 mars 2006 : Forum – Le Blanc-Mesnil
- 16 et 17 mars 2007 : Théâtre de l’Agora – Évry
- 12 avril 2007 : Équinoxe - Châteauroux

François Bousquet
le 19/01/2006

À lire également

du 01/06/2010 au 11/06/2010
Une Anthologie de l’Optim
(Théâtre de la Bastille)
du 05/05/2011 au 10/05/2011
Rouge
(Théâtre de la Bastille)
du 05/03/2002 au 31/03/2002
Je crois ?
(Théâtre de la Bastille)
du 07/11/2013 au 17/11/2013
Swamp Club
(Théâtre de Gennevilliers)