Tout le bonheur est à l’intérieur

 auteur

Odile Darbelley et Michel Jacquelin

 metteur en scène

Odile Darbelley et Michel Jacquelin

 date

du 31/05/2007 au 30/06/2007

 salle

Théâtre de la Cité Internationale,
Paris

 appréciation
 tags

Odile Darbelley et Michel Jacquelin / Théâtre de la Cité Internationale

 liens

Théâtre de la Cité Internationale

 dans la même rubrique
du 10/05/2016 au 04/06/2016
Je suis Fassbinder
(Théâtre de la Colline)
du 17/03/2016 au 03/04/2016
En Route – Kaddish
(Nouveau Théâtre de Montreuil)
du 16/03/2016 au 26/03/2016
L’Adversaire
(Théâtre Paris-Villette)
du 03/03/2016 au 02/04/2016
Les Gens d’Oz
(Théâtre de la Colline)

Pour leur nouvelle création, Odile Darbelley et Michel Jacquelin, habitués du Théâtre de la Cité Internationale, remettent en jeu leur univers loufoque et burlesque au service, cette fois-ci, d’une réflexion sur la télévision.

Servi par un dispositif bi-frontal (décidément très en vogue), leur spectacle permet au public d’assister à une « émission de télévision d’art et d’essai » côté téléspectateur (via Marcel, citoyen lambda dans son appartement) et côté coulisses (vue sur le studio de télévision). À la moitié du spectacle, les spectateurs sont conviés à changer de côté pour découvrir ce qu’auparavant, ils ne visualisaient que par écran ou par voix interposés. Séduisante dans son idée de démontrer que ce qu’on croit voir ou entendre n’est pas exactement ce qui se produit en vérité, comme de faire participer réellement le public à la réalisation de cette œuvre entre pièce de théâtre et art contemporain, cette intention fait pourtant naître quelques déceptions, notamment dues à l’ennui qui point une fois passé l’effet de surprise et de découverte du nouvel espace. Effectivement, au-delà d’une certaine facilité du propos initial (dénoncer les travers de la télévision, quelle charge impertinente !), on en vient à s’interroger sur la nécessité de remplir les interventions des différents comédiens de jeux de mots patauds et de name-dropping gratuit : les deux mêlés, cela donne quelque chose comme : « Le Titien aboie et Le Caravage passe », « Robbe-Grillet, c’est « roasted jacket » » ou « Van Gogh ! Ah voilà ce que je cherchais pour « Petit bus, toutes commodités » » s’exclame un cruciverbiste.

Si on peut saluer la distanciation amusée, mais non condescendante, prise avec l’art contemporain via le concept d’art tangent (celui qu’on croise quand on passe à côté), on ne peut s’empêcher de trouver un peu répétitives les saynètes relatant les « exploits » artistiques de Plastik Bull et Bull Gumm ou les interventions supposées « surréalistes décalées » de l’Artiste, personnage central de l’émission de télévision qui fait office de support de la pièce. Restent néanmoins un sentiment de fantaisie légèrement improvisée et quelques passages savoureux, principalement œuvres de l’Ethnologue, de ses théories et proverbes sur les Indiens Iso, censément précurseurs du cinéma burlesque hollywoodien.

Autres dates :
- du 19 au 21 mars 2008 : Centre culturel André Malraux – Vandoeuvre-les-Nancy

François Bousquet
le 19/06/2007

À lire également

du 05/12/2002 au 10/12/2002
Les Apiculteurs
(Théâtre de la Cité Internat)
du 14/07/2015 au 02/08/2015
Sans Objet
(Théâtre de la Cité Internat)
du 03/02/2011 au 05/02/2011
Hauts Cris (Miniature)
(Théâtre de la Cité Internat)
du 07/11/2005 au 19/11/2005
Animal
(Théâtre de la Cité Internat)