Les Égarés

 auteur

Pierre Meunier

 metteur en scène

Pierre Meunier

 date

du 31/05/2007 au 01/07/2007

 salle

Théâtre de la Bastille,
Paris

 appréciation
 tags

Pierre Meunier / Théâtre de la Bastille

 liens

Théâtre de la Bastille

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Quatre ans et demi après Le Tas, moyennement apprécié quoiqu’intéressant, Pierre Meunier, encore accompagné de Jean-Louis Coulloc’h (auréolé du succès de Lady Chatterley), retrouve le Théâtre de la Bastille pour sa nouvelle production : Les Égarés.

Née de son travail avec des internés psychiatriques, cette pièce se présente en réalité davantage comme une suite de performances que comme un véritable texte dramatique : absence de fil narratif, personnages non identifiés, texte réduit à la portion congrue. Dès notre arrivée dans la salle, on est du reste déjà surpris en découvrant un plateau réduit à l’os : décor absent, cintres apparents, quelques éléments jonchant le sol (poulies, planches de bois, tubes). Les comédiens sont également présents sur scène, s’afférant qui à installer le rideau, qui à ranger lesdites planches, etc… Une fois ces préparatifs terminés, le spectacle peut véritablement commencer avec une tombée de rideau nous permettant de retrouver ce plateau dénudé sur lequel chaque acteur va venir à son tour effectuer ce qui s’apparente à un « numéro ».

Censées reproduire les difficultés éprouvés par les internés psychiatriques à évoluer au quotidien, à maîtriser le corps et leur expression, ces performances, réalisées par des comédiens professionnels, parcourent alors la large gamme allant de la gestuelle quasi-gratuite (trop souvent) à la figure poétique (trop rarement et notamment à l’occasion d’un somptueux ballet d’échafaudages dans lequel trois énormes plate-formes, suspendues en l’air, virevoltent sur le plateau) en passant par des scènes à l’intention convaincante mais malheureusement pas concrétisée. Ainsi en est-il de ce passage où Jean-Louis Coulloc’h arrive sur le plateau en poussant une imposante racine, puis se déshabille pour ensuite tourner autour en courant avant de monter dessus et de se verser un seau d’eau sur la tête. Nul n’était besoin, nous semble-t-il, d’étirer à ce point cette scène pour évoquer le rapport particulier qu’ont les personnes mentalement atteintes avec la nature.

Reste donc un spectacle qui, malgré le fait que les comédiens n’en rajoutent nullement dans le mimétisme grimaçant, s’avère plutôt décevant en ce qu’il se fait trop démonstratif et peine à transcender son propos initial, plutôt intéressant au demeurant.

Autres dates :
- du 12 au 15 novembre 2007 : Théâtre Dijon Bourgogne
- 29 et 30 novembre 2007 : Fanal – Saint-Nazaire
- du 18 au 21 décembre 2007 : Théâtre – Saint-Quentin-en-Yvelines

François Bousquet
le 18/07/2007

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