V/A

4 Women No Cry vol.3

(Monika Enterprise / La Baleine)

 date de sortie

17/10/2008

 genre

Electronique

 style

Electronica / Pop

 appréciation

 tags

Electronica / Julia Holter / Liz Christine / Lucrecia Dalt / Manekinekod / Monika Enterprise / Pop

 liens

Monika Enterprise
Lucrecia Dalt
Manekinekod
Julia Holter
Liz Christine

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Voici le troisième volet des splits féminins du label allemand Monika Enterprise, toujours un plaisir de découvrir quatre nouvelles artistes venues des quatre coins du globe, et œuvrant toutes plus ou moins dans un registre électro-pop.

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec la Colombienne Lucrecia qui ouvre magnifiquement l’album avec son Answering Machine à base de piano mécanique et boite à rythme, une froideur apparente qui contraste avec une voix douce et suave. La suite est un peu plus pop au sens classique du terme, les guitares reprenant leurs droits, le chant pouvant être dans sa langue d’origine (De Vez En Cuando) ou en anglais, le tout étant mené avec une sympathique légèreté, agréablement pimenté (Just Before My Thoughts). A l’écoute de ces quatre titres on pourra ressentir l’envie de chercher d’autres productions de la demoiselle. Il faudra chercher du côté du label Colombien Series chez qui elle a sorti un CD et un EP disponible en libre téléchargement.
_On passe ensuite en Grèce afin de faire la connaissance de Manekinekod, Eleni Adamopoulou de son vrai nom. Si Lucrecia nous avait enchanté, la jeune grecque nous donne des frissons avec son Unable to Display mêlant une rythmique aride à un piano mélancolique, le tout soutenu par des nappes fragiles. De toute beauté. L’univers de Manekinekod est moins pop, plus dérangé, sombre, aux rythmiques mécaniques, mais emprunt d’une certaine douceur, ne serait-ce que par cette voix feutrée (Speedlight), pouvant rappeler Bjork de par son phrasé sur Like in the Movies. Mis à part quelques titres égarés sur diverses compilations, il s’agit ici de sa première sortie, et on l’espère, pas la dernière.
On change complètement d’univers ensuite avec l’américaine Julia Holter, basée à Los Angeles, co-responsable du label Human Ear Music. Une musique très acoustique aux sonorités enfantines, des ambiances féériques, bref un univers coloré (Moto Perpetuo) parsemé de friandises pop au style parfois orchestral (Neighbor Neighbor). Ce n’est qu’une facette de son univers, la suite, bien plus grave, lorgne vers les musiques médiévales mais son spoken word sur (Measure What More) résonne comme un conte qu’elle lirait à un enfant.
On retournera en Amérique Latine, Brésil cette fois, pour découvrir Liz Christine. Nouvelle artiste, nouvelles ambiances, avec peut-être ici l’univers le plus dérangé de l’album. Tout semble feutré, envahi d’un léger souffle, chuintements, respiration, tempo alangui (A Song to the Lilac Fairy) parsemé de samples animaliers nous plongeant dans une forêt nocturne, ou au bord d’une rivière sur The Blue Frog and the Green Fairy.

Pour son troisième volet, le label allemand fait fort. Une jolie sélection dont on saluera l’éclectisme et la diversité (c’est à la mode !).

Fabrice ALLARD
le 20/04/2009

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