L’Opérette – Un acte de l’opérette imaginaire

 auteur

Valère Novarina

 metteur en scène

Marie Ballet et Jean Bellorini

 date

du 14/01/2008 au 12/02/2008

 salle

Théâtre de la Cité Internationale,
Paris

 appréciation
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Théâtre de la Cité Internationale / Valère Novarina

 liens

Théâtre de la Cité Internationale

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Histoire de tenter de renouveler le propos autour de Valère Novarina, auteur régulièrement monté et qui semble avoir tout connu (de l’entrée au répertoire de la Comédie-Française à la Cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon), Marie Ballet et Jean Bellorini proposent de ne jouer que le prologue et l’acte 3 de L’Opérette Imaginaire, texte écrit en 1998 par le Suisse.

C’est donc plutôt intéressé qu’on prit place dans la salle à l’italienne du Théâtre de la Cité Internationale, espérant voir autre chose que l’habituelle logorrhée vertigineuse qui prévaut pour les pièces de Novarina. La présence d’un quintet (violon, contrebasse, piano, accordéon et batterie) nous fit également escompter un savoureux mélange entre musique et mots. Comme à chaque fois avec Novarina, on essaya tout d’abord de s’accrocher à chaque phrase mais, le temps d’en percevoir le début, le milieu, la fin et de tenter d’y trouver un sens, déjà deux autres phrases sont intervenues, noyant le spectateur sous un flot de paroles. Dès lors, ce fut lorsque ce flot se mêla à la musique enjouée produite par le quintet que naquit quelque chose de véritablement intéressant, à l’image de la chanson où les personnages refusent de n’être que des numéros.

Au-delà de ces passages, on regretta, comme trop fréquemment avec l’auteur, que chaque acteur ait, chacun son tour, son numéro de bravoure, son monologue de quatre à cinq minutes dans lequel il frise la performance, enchaînant propos abscons et circonvolutions. Saluées par des applaudissements du public (à la manière des soli de jazz), ces prouesses verbales et d’apprentissage ne nous apprirent malheureusement pas grand-chose sur le rapport aux mots et sur la langue d’un auteur qui, nonobstant ses indéniables qualités, peine parfois à se renouveler. Heureusement, ce spectacle bénéficie par ailleurs d’une inventive mise en scène et d’un décor laissant intelligemment voir cintres et fond du plateau, comme s’il s’agissait de rapprocher ce désossement visuel de la désarticulation verbale à laquelle se livre les comédiens.

Autres dates :
- du 13 mai au 18 mai 2008 : La Comédie - Béthune
- 22 mai 2008 : L’Onde - Vélizy-Villacoublay
- du 22 au 24 octobre 2008 : Théâtre de la Renaissance – Oullins
- 17 décembre 2008 : Le Phénix - Valenciennes

François Bousquet
le 21/01/2008

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