Symbiosis Orchestra

Live Journeys

(Baskaru / COD&S Distribution)

 date de sortie

27/01/2009

 genre

Electronique

 style

Electronica / Improvisation / Electroacoustique

 appréciation

 écouter

Cinematic Naples

 tags

Baskaru / Bittonic / Electroacoustique / Electronica / Improvisation / Iris Garrelfs / Mou,Lips ! / Scanner / Symbiosis Orchestra

 liens

Mou,Lips !
Scanner
Bittonic
Baskaru
Symbiosis Orchestra
Iris Garrelfs

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S’il est nouveau sur disque, le Symbiosis Orchestra existe en fait depuis 2005, créé suite à la rencontre d’artistes venus d’univers variés au Pescara Electronic Artists Meeting, un festival italien dédié aux arts électroniques. Formation à géométrie variable en fonction des concerts, on y retrouve quelques noms connus (Andrea Gabriele de Mou, Lips !, Scanner), ou proches de nos intérêts musicaux (Iris Garrelfs, auteur d’un album chez Bip_Hop et déjà évoquée en temps que BitTonic), mais aussi de nombreux artistes jouant dans un registre acoustique comme Stefano Tedesco croisé au vibraphone au sein de Strings of Consciousness. C’est en grande partie sur ce croisement entre électronique et acoustique, composition et improvisation que repose l’intérêt de cet album étonnant.

C’est justement un extrait de concert enregistré au PEAM 2005 qui ouvre l’album, superbe morceau dont le violon flirte avec le néo-classique tandis que la voix traitée d’Iris Garrelfs, envoûtante, viendra convaincre les fans de Dead Can Dance. Et l’électronique dans tout ça ? Subtile, discrète, servant à traiter l’acoustique, usant de sonorités rappelant des instruments, ajoutant un peu d’épaisseur avec une texture bruitiste sur le déclin, quelques grésillement sur un See How it Goes largement dominé par guitare et flûte. L’autre élément important est lié au fait que quasiment tous les morceaux sont issus de concerts, et font donc preuve d’une certaine spontanéité, particulièrement appréciable dans des improvisations contrôlées. Les onomatopées d’Iris Garrelfs pour un chant contemporain sur Cinematic Naples, quelques percussions chaotiques (Live at GAM, Gallarate 2), et surtout les envolées et flottements de cuivres (Jam at Joy’s House, Pescara) et flûte (Live at Post Post Studio 2), assurés par Geoff Warren.
Si l’électronique est généralement difficilement dissociable des instruments acoustiques, on remarquera toutefois la présence de Scanner sur deux titres enregistrés lors d’un live à Florence, l’un très rythmique, très proche d’anciens travaux de l’anglais, mêlant tempo soutenu et nappes ambient, le second plus proche d’une ambient bouillonnante et crépitante. Par ailleurs, instruments et machines cohabitent, dialoguent sous forme de bref collages, inserts (Jam at Joy’s House, Pescara), ou forment un parfait équilibre entre douceur du vibraphone et aridité des machines sur Live at GAM, Gallarate 2. L’album se termine un peu comme une conte de fées, voix légères et flûtes en apesanteur, boucle électronique hypnotique et derniers tintements de vibraphone.

Difficile de parler de cet album qui croise une multitude de sonorités, de techniques, dont la composition semble complexe mais qui se révèle pourtant extrêmement abordable, une sorte electronica mélodique électroacoustique du plus bel effet.

Fabrice ALLARD
le 26/04/2009

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