Burkhard Beins & Michael Renkel / MoHa ! & Hayaosh / Vahtra

 date du concert

12/03/2009

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

 tags

Buckarhd Beins / Instants Chavirés / Michael Renkel / MoHa !

 liens

Instants Chavirés
Buckarhd Beins
Michael Renkel
MoHa !

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Cela fait 20 ans que Beins et Renkel jouent ensemble. A l’époque Renkel avait des guitares acoustiques et Beins s’asseyait encore derrière une batterie. Entre temps ils ont chacun de leur coté eu l’occasion de diversifier leur technique, dans des formations comme Perlonex ou Phosphor. Mais ils maintiennent leur activité en duo, y apportant ce qu’ils expérimentent par ailleurs. Il faut reconnaitre que leur appareillage n’a plus grand chose de commun avec celui des débuts : fini l’improvisation acoustique, place a l’électronique crassouille.

Le matériel de Renkel consiste en une grande plaque de contreplaqué, avec des cordes tendues dessus et des trous qui font office de rosace. On doute que l’on puisse encore appeler cela une guitare. Beins a l’électronique nécessaire pour produire craquements et autres crépitements (des "percussions"), et de quoi les mixer. Le concert débute par une sourde nappe qui enfle : motif un peu trop connu, on est dubitatif, seul cette maniere de l’étirer sauve un peu cette entrée en matiere. Ensuite heureusement le dialogue s’instaure, cela fourmille de sons, drones produits au e-bow sur les cordes de Renkel contre interjections sonores et crachotements de Beins.

Ce n’est pas souvent qu’un spectacle sons et lumières a lieu aux instants chavirés. Pourtant ce soir-la les nordiques musiciens de MoHa ! se sont trouvés des compagnons de jeu, qui ont monté un mur de projecteurs sur le front de scène. Le principe de la performance : que des éclairs sonores répondent au decharges lumineuses (ce qui est donc très rock’n’roll, puisque les lunettes noires sont de rigueur). Les motifs sont assez primaires (voire primaux) : gros projecteur suivi des deux petits projecteurs latéraux, et par dessus un gros riff plein de larsen, par exemple. De courtes pauses entre ces motifs, histoire de recharger les capacités des projos, et d’entrenir l’attente du spectateur. Et le dispositif fonctionne : cela prend aux tripes, on est estomaqué, assomé. On entend d’ailleurs pas la musique (et c’est surement heureux, car les guitares avaient l’air bien grasses), on ressent juste un rythme, sans que l’on puisse dire s’il est induit par le son ou les éclairs de lumière.

Bertrand Le Saux
le 21/05/2009

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