Un Plan Simple (Scène)

 date

du 29/04/2009 au 03/07/2009

 salle

Centre d’art Mira Phalaina,
Montreuil

 appréciation
 tags

Centre d’art Mira Phalaina / Daniel Firman / Douglas Gordon / Giulio Paolini / Gyan Panchal / Jan Kopp / Lothar Hempel / Scoli Acosta / Sophie Dubosc

 liens

Douglas Gordon
Centre d’art Mira Phalaina

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Accueilli dans le hall d’entrée de la Maison Populaire, établissement public situé dans le Haut Montreuil, le Centre d’art Mira Phalaina a fait le choix, depuis quelques années, de confier sa programmation annuelle à un même commissaire ou un même collectif. Pour 2009, c’est le collectif Le Bureau/ qui officie et qui, après une proposition sous-titrée Perspective et avant une autre nommée Écran, présente la version Scène d’Un Plan Simple.

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Jan Kopp - And this is only the beginning
(courtesy de l’artiste)

À peine entré dans l’espace d’exposition, le visiteur est frappé par la présence d’un large miroir, couvrant l’intégralité d’un des murs latéraux et dont on retrouve la trace dans plusieurs des œuvres : yeux supprimés et remplacés par des petits miroirs dans les photographies de Douglas Gordon, gradins réfléchissants dans la sculpture en forme de stade de Jan Kopp ou positionnement du bloc de polystyrène de Gyan Panchal de telle sorte qu’on ne l’appréhende véritablement que via son reflet.

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Tony Regazzoni - Rampe
(courtesy Galerie ACDC)

Peut-être un peu trop démonstrative dans sa volonté d’intégrer le spectateur aux œuvres, cette récurrence de l’effet miroir permet néanmoins d’embrasser la quasi-totalité de la salle d’un même regard et de constater l’opposition mise en place entre pièces minimales, faites de matériaux bruts, et compositions aux techniques mixtes. D’un côté, le Conduit de Sophie Dubosc (sorte de tabouret troué et recouvert de chanvre), l’œuvre de Gyan Panchal, les sculptures post-antiques de Giulio Paolini et en caoutchouc de Tony Regazzoni et de l’autre, la souche posée sur une tache de peinture de Scoli Acosta et le piédestal composite de Lothar Hempel.

Avec cette dernière sculpture, représentant un personnage fantastique et montrant une photo du premier acteur ayant joué Peter Pan, le titre de l’exposition prend peu à peu son sens : travailler sur les figures du spectacle (théâtre, cinéma ou sculpture) et les confronter aux aspirations des plasticiens. Douglas Gordon s’attache donc à des stars hollywoodiennes des années 1950, Giulio Paolini part de statues antiques et le stade de Jan Kopp peut aussi être vu comme un amphithéâtre romain. De même, la sculpture caoutchouteuse de Tony Regazzoni est en réalité la reproduction d’une rampe d’éclairage, tombée des cintres et tordue sous sa propre chute, le Jérôme de Daniel Firman (l’un de ces moulages hyperréalistes que réalise en plâtre et à l’échelle 1 le Français) pourrait être un figurant entre deux prises et les lignes noires et courbes de Christophe Lemaitre constituent idéalement les plis d’un rideau.

François Bousquet
le 11/06/2009

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